Mali: Chef militaire touareg tué par une mine
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MaliChef militaire touareg tué par une mine

Le n°2 du haut conseil pour l'unité de l'Azawad, tué à Kidal, était considéré comme «un faucon» de la rébellion touareg.

Des soldats de la Coordination des mouvements de l'Azawad près de Kidal. (28 septembre 2016)

Des soldats de la Coordination des mouvements de l'Azawad près de Kidal. (28 septembre 2016)

photo: AFP

Le chef militaire de l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali a été tué samedi par l'explosion d'une mine à Kidal, selon des sources concordantes. Le numéro deux du haut conseil pour l'unité de l'Azawad était considéré comme «un faucon» de la rébellion.

L'homme quittait le bureau de la mission de l'ONU (MINUSMA), «où il a assisté à une réunion, quand en rentrant chez lui, il a été accidentellement tué. Sa voiture a sauté sur une mine, et il est mort sur le coup», a déclaré une source militaire africaine au sein de la MINUSMA.

Des combats meurtriers pour le contrôle de Kidal ont opposé en juillet, août et septembre la coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion) au groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, progouvernemental).

Inquiétudes

Ces hostilités entre groupes pourtant tous signataires de l'accord de paix de mai-juin 2015 suscitent l'inquiétude de la communauté internationale. Elle a agité à plusieurs reprises ces dernières semaines la menace de «sanctions ciblées contre ceux qui entraveraient la mise en oeuvre de l'accord».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion touareg, un temps alliée à ces groupes, qui l'ont ensuite évincée.

Les djihadistes en ont été en grande partie chassés après le lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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