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Vacances«Chef, mon vol est annulé»

Les patrons ne sont pas trop sévères avec les salariés qui ne peuvent pas rentrer de leur séjour.

par
Frédéric Nejad Toulami
Les entreprises sont compréhensives en cas de retard non prévu.

Les entreprises sont compréhensives en cas de retard non prévu.

AFP/Scott Olson

Le retour au boulot n'a pas été des plus simples, début janvier, pour des centaines de vacanciers romands qui se sont retrouvés bloqués à travers le monde. En cause, la neige qui paralysait l'aéroport d'Istanbul, par où leur avion devait transiter. Certains ont ainsi loupé quelques jours de travail malgré eux. Bien qu'ils n'aient commis aucune faute, ils étaient nombreux à angoisser à l'idée de savoir comment leur employeur allait prendre en compte cette absence imprévue. Une situation également vécue l'été dernier par de nombreux voyageurs de retour d'Espagne. Un jeune redoutait même de se faire virer de son apprentissage.

«L'employeur n'a aucune obligation légale de verser des salaires à un collaborateur absent malgré lui, souligne Jean-Marc Beyeler, du Centre patronal romand. Mais il peut se montrer compréhensif et trouver un arrangement.» Les compromis proposés se font toutefois au détriment de l'employé: une déduction sur son salaire, exécuter des heures supplémentaires ou puiser dans son solde d'heures supp'. Jean-Marc Beyeler ne recommande par contre pas de déduire des jours de son solde de vacances, car celles-ci permettent de se reposer afin d'être d'attaque de retour au bureau.

A l'Etat de Genève comme dans le canton de Vaud, les règles sont semblables à celles indiquées par le Centre patronal. Selon plusieurs personnes qui ont vécu une telle mésaventure, leur chef direct a fermé les yeux sur leur absence et les ressources humaines n'ont pas été averties. «Ce type d'info remonte en effet rarement à nous», admet Jessica Voide, des RH de Tamedia.

Assurer la prestation à la population

«De manière générale, l'aménagement du temps de travail peut varier avec souplesse dans l'administration, déclare Filip Grund, chef du Service du personnel du Canton de Vaud. Alors que c'est plus compliqué pour les professions exposées au public, comme les infirmiers, car l'Etat doit assurer sa prestation auprès de la population.» Le congé non payé semble exclu, «car il coûterait trop cher administrativement», mais l'absence non fautive sera compensée de toute façon.

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