Genève - Cheffe dans le public, elle exerçait des mandats privés
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GenèveCheffe dans le public, elle exerçait des mandats privés

La directrice de l’aide à domicile (Imad) a renoncé à siéger dans deux conseils d’administration liés à une clinique.

L’Imad, entre autres tâches, livre des repas et prodigue des soins infirmiers aux aînés du canton.

L’Imad, entre autres tâches, livre des repas et prodigue des soins infirmiers aux aînés du canton.

Lucien FORTUNATI

La directrice de l’Institution genevoise de maintien à domicile (Imad, une entité publique), Marie Da Roxa, a récemment quitté deux conseils d’administration privés: celui de la clinique Générale-Beaulieu ainsi que celui de la holding du même nom, qui chapeaute encore deux autres établissements médicaux, a appris la «Tribune de Genève». Elle y siégeait depuis 2012. Surpris par ce mélange des genres, le quotidien genevois a sollicité le Département de la santé à ce propos. Le conseiller d’Etat Mauro Poggia a indiqué qu’elle n’avait pas sollicité l’autorisation d’y siéger, mais qu’elle n’avait pas à le faire, précisant qu’«à aucun moment ce mandat n’a posé problème».

Ce retrait serait lié à un potentiel élargissement des activités des cliniques privées. Alors que Marie Da Roxa siégeait bénévolement «à ce jour», sa rémunération passée reste inconnue. Deux députés, le socialiste Alberto Velasco et l’UDC Thomas Bläsi, jugent sévèrement cette double casquette, considérant problématique de siéger dans des organisations de santé privées, donc en potentielle concurrence avec l’Imad.

Avant cet épisode, la directrice avait dû renoncer à une rémunération annuelle de 91’000 francs que lui allouait l’Imad à titre d’indemnités. Le Service de l’audit interne du Canton de Genève avait jugé le paiement de cette somme non conforme.

(jef)

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