Actualisé 04.12.2006 à 23:24

Chênois-Servette, ce club qui dérange les Alémaniques

La promotion sur tapis vert de Chênois-Servette dans l'élite fait grincer des dents outre-Sarine.

Les critiques fusent contre la Swiss Handball League (SHL), qui a préféré un club essuyant raclée sur raclée en ce début de championnat à une équipe alémanique plus aguerrie. «Chênois-Servette a été promu pour enfin éveiller l'intérêt des Romands pour le handball. Mais c'est un autogoal: les Genevois sont dépassés par leur rôle», écrit par exemple Blick.

Côté genevois, on ne tique pas. «Je ne me laisse pas influencer par ce qui se dit en Suisse alémanique. Sinon, il y a longtemps que j'aurais jeté l'éponge», remarque le président Laurent Perusset. Protégé cette saison de la relégation (la SHL va passer de 8 à 12 clubs), Chênois-Servette mise sur le long terme. «C'est un gain de temps et une occasion en or de former nos jeunes. On nous a assuré deux ans en 1re division et on aurait eu tort de refuser», explique-t-il.

Reste qu'avec 12 défaites en 12 matches et un goal-average vertigineux (-209), les joueurs de Sous-Moulin ne pèsent pas lourd. «La plupart évoluaient encore il y a une année en 2e ligue ou avec les juniors. Tout est neuf pour eux», se défend l'entraîneur Rudy Bertsch. Le public continue néanmoins de répondre présent avec une moyenne de 300-400 spectateurs par match à Sous-Moulin. «Le grand mérite des dirigeants est d'oser, note le coach. Tous ensemble, je pense que nous allons y arriver. Il n'y a pas de fatalité, le handball de haut niveau est possible à Genève et en Suisse romande.»

(si)

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