Genève: Chèque de formation: améliorations recommandées
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GenèveChèque de formation: améliorations recommandées

La Cour des Comptes a analysé le dispositif d’aide à certaines personnes voulant entreprendre une formation. Elle préconise des ajustements, notamment pour éviter l’exclusion de chômeurs.

par
leo
En 2019, plus de 7000 personnes ont pu bénéficier d’un chèque de formation.

En 2019, plus de 7000 personnes ont pu bénéficier d’un chèque de formation.

Getty Images/iStockphoto

Quelques améliorations peuvent être apportées au chèque annuel de formation (CAF), un outil pour soutenir financièrement, selon leur revenu et leur fortune, les personnes qui veulent entamer une nouvelle formation. C’est la conclusion d’un rapport de la Cour des Comptes (CdC) publié ce mardi.

Problème principal: le revenu déterminant unifié (RDU, basé sur le revenu et la fortune), qui permet d’établir si une personne peut bénéficier de l’aide, n’est pas actualisé. Il reflète la situation financière du demandeur avec un écart de deux ans. «Cela a pour conséquence d’exclure une partie des personnes au chômage souhaitant bénéficier d’un CAF afin de se former et retrouver un emploi», relève la Cour. Celle-ci recommande donc d’actualiser le calcul du RDU.

La Cour préconise également d’introduire des critères pour catégoriser «les formations ciblées sur un métier» pour lesquelles un montant jusqu’à 750 francs peut être versé. Les cours qui ne répondront pas à ces critères seront financés à hauteur de 500 francs au plus. Enfin, la CdC propose d’améliorer l’offre pour les personnes avec un faible niveau de formation. Toutes les recommandations de la Cour ont été acceptées par le Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse, ainsi que par le Département de la cohésion sociale.

Cours de langues les plus prisés

En 2019, le nombre de chèques, en baisse depuis deux ans, s’élevait à un peu plus de 7000, soit une dépense de 5,6 millions. L’analyse de la CdC a permis d’établir un profil des utilisateurs: il s’agit de personnes jeunes (âge médian de 36 ans), de sexe féminin (64,1%), de nationalité étrangère (56,3%) et d’un niveau de formation «correspondant globalement au niveau de formation de la population genevoise». Les cours les plus prisés sont ceux de langues, à plus de 60%, et la motivation la plus citée par les bénéficiaires est de «retrouver un emploi».

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