Admiration et insulte: Chiellini n’a pas gardé une dent contre Suarez
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Admiration et insulteChiellini n’a pas gardé une dent contre Suarez

Mordu par l’Uruguayen à la Coupe du monde 2014, le défenseur italien dédie un passage de sa biographie à son meilleur ennemi.


par
Sport-Center
Giorgio Chiellini réclame auprès de l’arbitre alors que Luis Suarez simule avec un talent certain. Le second vient de croquer l’épaule du premier dans un échange de bons procédés qui restera dans l’histoire de la Coupe du monde. L’Uruguayen ne sera pas sanctionné durant le match.

Giorgio Chiellini réclame auprès de l’arbitre alors que Luis Suarez simule avec un talent certain. Le second vient de croquer l’épaule du premier dans un échange de bons procédés qui restera dans l’histoire de la Coupe du monde. L’Uruguayen ne sera pas sanctionné durant le match.

EPA/Archive

Les destins de Giorgio Chiellini et Luis Suarez se sont croisés (d’un peu trop près) lors de l’été 2014. Dans la chaleur du Brésil, ce 24 juin, l’Uruguay élimine l’Italie de la Coupe du monde 2014 grâce à un but de Godin (81e). Quelques instants avant ce but libérateur, les dents de Suarez avaient malencontreusement rencontré l’épaule de Chiellini. Une scène qui a marqué les mémoires, et la peau du défenseur transalpin.

Six ans plus tard, le joueur de la Juventus a évoqué cet incident dans son autobiographie «Io, Giorgio» (Moi, Giorgio) dont le quotidien espagnol AS a publié quelques extraits. Il n’a visiblement rien à reprocher à son adversaire.

«Nous sommes semblables»

«J'admire sa malice, écrit Chiellini à propos de Suarez. S'il la perdait, il deviendrait un attaquant comme un autre. Le jour où il m'a mordu, il ne s'était rien passé d'inhabituel. J'avais marqué Cavani durant la majeure partie du match.»

«Soudainement, j'ai remarqué qu'on me mordait à l'épaule. Et c'est tout. Il est allé trop loin, mais c'est sa stratégie dans le combat. Si je puis dire, c'est aussi la mienne. Lui et moi, nous sommes semblables. J'aime affronter de tels attaquants.» Le défenseur résume de manière plus directe: «Moi aussi je suis un gros fils de p*** sur le terrain et j'en suis fier.»

Suarez n’avait pas été sanctionné par l’arbitre mexicain Marco Rodirguez durant ce fameux match à Natal. Deux jours plus tard, la FIFA avait décidé de museler l’avant-centre de la «Celeste». La nouvelle recrue du Barça avait été suspendue quatre mois pour son geste.

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