Amérique latine: Chili: la police arrête les balles en caoutchouc
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Amérique latineChili: la police arrête les balles en caoutchouc

La police chilienne va suspendre l'utilisation de munitions en caoutchouc contre les manifestants anti-Piñera.

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De violents affrontements ont eu lieu vendredi entre protestataires et forces de l'ordre à Santiago. (Samedi 7 mars 2020)

De violents affrontements ont eu lieu vendredi entre protestataires et forces de l'ordre à Santiago. (Samedi 7 mars 2020)

Keystone
De violentes manifestations anti-gouvernementales et des heurts avec la police se sont produits dimanche dans la ville chilienne de Viña del Mar au moment où s'ouvrait un festival international de la chanson. (23 février 2020)

De violentes manifestations anti-gouvernementales et des heurts avec la police se sont produits dimanche dans la ville chilienne de Viña del Mar au moment où s'ouvrait un festival international de la chanson. (23 février 2020)

AFP
Deux manifestations ont été organisées à Santiago l'une favorable à l'adoption d'une nouvelle Constitution et l'autre réclamant le maintien de celle en vigueur au Chili, confronté à une grave crise sociale. (Dimanche 16 janvier 2020)

Deux manifestations ont été organisées à Santiago l'une favorable à l'adoption d'une nouvelle Constitution et l'autre réclamant le maintien de celle en vigueur au Chili, confronté à une grave crise sociale. (Dimanche 16 janvier 2020)

AFP

La police chilienne a annoncé mardi suspendre l'utilisation de munitions controversées qui ont provoqué de graves lésions oculaires chez plus de 200 manifestants.

La crise sociale sans précédent qui secoue le Chili depuis un mois a fait 22 morts, dont cinq à la suite de l'intervention des forces de l'ordre, et plus de 2000 blessés. Parmi eux, les quelque 200 Chiliens blessés aux yeux, parfois jusqu'à en perdre la vue, par des tirs de chevrotine en caoutchouc sont devenus le symbole de la répression policière dénoncée par de nombreuses organisations des droits de l'Homme.

Le président chilien Sebastian Piñera a condamné pour la première fois dimanche les violences policières et promis qu'il n'y aurait pas d'impunité contre leurs auteurs.

«Prudence»

«Par mesure de prudence, il a été ordonné de suspendre l'utilisation de ces munitions non létales» dans les manifestations, a déclaré le directeur général de la police, Mario Rozas.

La police affirme que ces munitions sont en caoutchouc mais, selon une étude de l'Université du Chili, elles sont constituées de 20% de caoutchouc et à 80% de silice, de sulfate de baryum et de plomb, ce qui les rend aussi dures «qu'une roue de skate».

À la suite d'une enquête interne, qui a révélé des «divergences» avec les informations fournies par la société qui vend ces munitions, ces dernières ne pourront désormais plus être utilisées dans les manifestations que «comme mesure extrême et exclusivement pour la légitime défense lorsqu'il existe un danger imminent de mort», a précisé Mario Rozas. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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