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ValaisChoix laissé aux cinés: le numérique ou la mort

L'exploitant du «Casino», à Sierre, a renoncé à investir pour adapter la salle aux nouvelles technologies. Fermer ou dépenser à perte, un choix difficile pour les proprios.

par
Joël Espi

«J'ai perdu 30 000 francs à Sierre en 2010.» Charles-André Walser exploite les salles obscures de Sion et de Sierre. Alors que le cinéma est rentable dans la capitale cantonale, il a dû se résoudre à fermer le «Casino» dans l'autre ville. Et «Le Bourg» pourrait suivre. L'association Dream­Ago, qui organise des ateliers d'écriture de scénario et un festival, a lancé une pétition déjà signée par 1200 personnes.

Le problème à l'origine de ces fermetures est surtout le projecteur numérique, qui coûte 150'000 fr. Avec l'écran et l'installation sonore adaptés, la somme est trop importante pour certaines salles. Et, d'ici quelques mois, plus aucun distributeur ne proposera de films en bobine...

Monthey s'est aussi retrouvée sans salle obscure, après que l'exploitant a pris sa retraite fin 2011. La commune a décidé d'investir un million de francs pour rénover l'un des deux cinémas de la ville. «La survie des salles ne pourra se faire sans le soutien des pouvoirs publics», confirme Yves Moser, gérant de treize écrans dans le canton de Vaud.

Et l'homme de citer les exemples d'Orbe et La Sarraz, dont les cinés appartiennent aux communes. Dans les cas d'Echallens ou Pully, ce sont des associations qui ont repris la gestion. Le syndic de Sierre a affirmé vouloir soutenir les établissements de sa ville. Une rencontre est prévue le 5 mars avec Charles-André Walser

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