Suisse: Choyer ses animaux peut rapporter gros

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SuisseChoyer ses animaux peut rapporter gros

Quand une agricultrice étrille ses vache ou engraisse ses cochons avec des friandises, cela ne prend que quelques minutes par jour. Et des animaux qui se portent bien rapportent davantage.

Une étude réalisée par l'Office vétérinaire fédéral (OFEV) et la station de recherche Agroscope-Tänikon examine la relation homme-animal, peut-on lire dans le dernier bulletin du service d'information agricole LID. Les résultats ne sont pas encore définitifs, car l'étude est en cours jusqu'à l'année prochaine. Mais un élément est déjà clair: «Un contact actif, prévisible et détendu entre l'homme et l'animal a un impact économique», a déclaré la cheffe de projet Tanya Kutzer.

Davantage de lait, des animaux en meilleure santé

Selon Tanya Kutzer, introduire des mesures de «wellness» dans les écuries allonge la «durée de vie» des animaux et réduit le temps nécessaire à la reconstitution des troupeaux. Cela signifie que l'agriculteur peut traire sa vache plus longtemps, mais aussi qu'elle allaitera plus longtemps ses veaux, ce qui baissera aussi les coûts de l'agriculteur .

Mais ce n'est pas tout. Toujours selon Tanya Kutzer, les coûts chez le vétérinaire comme le recours aux médicaments vont diminuer. La fertilité des animaux devrait aussi s'améliorer, ce qui se traduira par davantage de veaux et de porcelets. La palette de l'âge des animaux au sein du troupeau sera ainsi plus large.

Temps compensé

Cette étude évalue non seulement si les vaches produisent plus de lait et font naître davantage de veaux, mais aussi combien de temps l'agriculteur passe à choyer et dorloter ses animaux. Selon l'étude, un agriculteur passe 40 minutes par vache et par an. Et le jeu en vaut la chandelle: l'animal produit 15 litres de lait en plus par an et coûte neuf francs de moins chez le vétérinaire.

Les agriculteurs passent moins de temps avec les porcs, soit 13 minutes par animal et par an. Les porcelets sont plus nombreux par portée en passant de 10,2 à 10,23, selon les premiers résultats de l'étude, ce qui couvre les coûts salariaux supplémentaires. (ats)

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