Actualisé 01.06.2015 à 14:55

«Kazakgate»Christa Markwalder ne devrait pas être poursuivie

Une commission ne souhaite pas déposer plainte contre la conseillère nationale bernoise, accusée de collusion avec le Kazakhstan.

Christa Markwalder (PLR/BE).

Christa Markwalder (PLR/BE).

La commission de politique extérieure a décidé par 18 voix contre 0 et cinq abstentions de ne pas déposer plainte pénale contre Christa Markwalder. Elle estime que la conseillère nationale bernoise PLR n'a pas violé le secret de fonction.

La commission a justifié sa décision, car la publication des documents ne consitue pas une violation du secret de fonction vu qu'ils étaient déjà connus du public. La plupart d'entre eux figuraient dans une autre interpellation déposée par la jeune parlementaire PLR, a indiqué le président de la commission Carlo Sommaruga (PS/GE) lundi devant la presse.

«Christa Markwalder a tenu son rôle correctement. Il n'y a rien d'autre à indiquer», a-t-il précisé.

Par ailleurs, la commission a décidé par 14 voix contre 9 et une abstention de publier les questions déposées par Christa Markwalder. Elle va continuer de se pencher sur le traitement des questions du Conseil fédéral de manière plus générale.

Au Bureau du National de se prononcer

En juin 2013, Christa Markwalder a déposé une intervention parlementaire sur les relations entre la Suisse et le Kazakhstan. Elle y posait diverses questions au Conseil fédéral sur la poursuite des contacts entre la Confédération et ce pays au régime autoritaire.

Or l'intervention a été rédigée par une agence de relations publiques active en Suisse, Burson-Marsteller, mandatée par le parti kazakh Ak-Jol. Une formation politique qui se décrit comme faisant partie de l'opposition, alors qu'elle serait proche du pouvoir.

Christa Markwalder a avoué avoir transmis des informations de la commission de politique extérieure à la lobbyiste qui les aurait passées à son mandant kazakh.

Le Bureau du National doit encore se prononcer. Il devra dire s'il entend sanctionner la libérale-radicale bernoise. Les élus qui ne respectent pas le règlement du Parlement risquent un blâme et jusqu'à 6 mois d'exclusion des commissions. (ats)

Pas de sanction du bureau du National

Le Bureau du National a décidé par 13 voix sans opposition de ne pas prendre de mesure à l'encontre de la libérale-radicale bernoise. L'affaire est réglée et classée, a indiqué le président du National Stéphane Rossini (PS/VS) à la tribune. La violation «formelle» du secret de commission commise par la conseillère nationale a été jugée de peu d'ampleur.

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