Affaire Tapie: Christine Lagarde sera entendue fin mai
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Affaire TapieChristine Lagarde sera entendue fin mai

La directrice générale du Fonds monétaire international, est convoquée fin mai par la justice. Elle devra s'expliquer sur son rôle dans l'arbitrage rendu dans l'affaire Bernard Tapie.

Une enquête à l'encontre de Christine Lagarde pour «complicité de faux» et «complicité de détournement de biens publics» a été ouverte en août 2011.

Une enquête à l'encontre de Christine Lagarde pour «complicité de faux» et «complicité de détournement de biens publics» a été ouverte en août 2011.

A l'issue de son audition, elle sera soit mise en examen, soit placée sous statut de témoin assisté.

Ministre de l'économie sous Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2011, Mme Lagarde est la cible d'une enquête pour «complicité de faux et de détournement de fonds publics», visant son choix de recourir à un arbitrage privé pour solder un contentieux entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie sur le rachat d'Adidas.

«Mme Lagarde aura ainsi enfin l'occasion d'apporter pour la première fois à la commission (d'instruction de la CJR) les explications et précisions qui l'exonèrent de toute responsabilité pénale», a indiqué jeudi son avocat Yves Repiquet, précisant que l'audition aurait lieu «fin mai». Selon le site Médiapart, elle serait prévue le 23 mai.

Défense sereine

«C'est un non-événement. Depuis le 4 août 2011, il était normal qu'elle soit entendue», a ajouté l'avocat. «Je ne suis pas du tout la gorge nouée.»

La Cour de justice de la République est la seule instance habilitée à traiter des délits concernant les ministres pour des faits commis dans l'exercice de leur fonction.

Un ancien ministre ne peut être entendu comme simple témoin, et sa convocation signifie qu'il sera soit placé sous statut de témoin assisté, soit mis en examen, a expliqué à Reuters une source judiciaire. «A l'issue de son audition, elle ne peut pas ressortir comme témoin», a confirmé Me Yves Repiquet.

Arbitrage privé

En 2007, Mme Lagarde avait choisi de solder par un arbitrage privé un litige judiciaire concernant la revente en 1993, par le Crédit lyonnais, d'Adidas, contrôlé par l'homme d'affaires Bernard Tapie.

Jugeant «contestable» le recours à l'arbitrage, la CJR estime que Mme Lagarde s'est impliquée «personnellement» dans un processus comportant «de nombreuses anomalies et irrégularités». Mme Lagarde a elle toujours justifié ce recours pour mettre fin à une procédure, selon elle longue et coûteuse.

La directrice du FMI, dont le domicile a été perquisitionné fin mars, a démenti toute malversation et a exclu de démissionner. Sollicité mercredi par l'AFP, le FMI n'a pas souhaité faire de commentaires. Fin mars, l'institution basée à Washington avait indiqué continuer d'apporter sa «confiance» à Mme Lagarde. (ats)

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