Actualisé 12.01.2010 à 15:59

Réseaux sociaux

Chuck Norris sait accéder à votre profil Facebook

L'interview d'une employée anonyme de Facebook révèle des violations de la vie privée de la part du réseau social et notamment l'existence d'un mot de passe universel basé sur le personnage de Chuck Norris. Son authenticité est cependant mise en doute.

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Le site web The Rumpus a publié lundi l'interview d'une personne restée anonyme prétendant être une employée du plus important réseau social en ligne. Cette dernière a abordé plusieurs sujets et a notamment déclaré que le personnel du réseau social avait accès à un mot de passe universel basé sur le personnage de Chuck Norris. Ce dernier permettait d'accéder à n'importe quel profil du célèbre réseau social et au moins deux de ses collègues auraient été licenciés pour avoir manipulé des profils grâce à ce sésame. L'employée précise que ce mot de passe était réservé à certains ingénieurs, mais «tout employé pouvait le retrouver s'il savait où regarder». Il ne pouvait toutefois être utilisé qu'au sein des bureaux de Facebook. Il a aussi depuis été modifié, pas la peine de se précipiter pour essayer de l'utiliser donc. Cependant, il est toujours possible pour les employés du réseau social d'accéder aux profils des membres mais ils doivent justifier leur intrusion. L'employée note toutefois que les contrôles ne sont pas plus poussés.

Facebook conserve toutes nos informations

L'employée anonyme confirme que Facebook garde les traces et l'historique de toutes les activités effectuées sur le réseau social, comme par exemple lorsque l'utilisateur «charge une photo, clique sur le profil de quelqu'un, met à jour son statut, modifie les informations de son profil», même lorsque l'internaute efface ses contenus personnels ou supprime définitivement son compte. Par ailleurs, lorsque les membres chargent une photo sur Facebook, celle-ci est stockée en six exemplaires de différentes tailles pour pouvoir être placée à différents endroits du site. Le réseau se sert de plusieurs centres de données pour stocker la multitude de photos des utilisateurs avec des serveurs situés à Santa Clara, San Francisco, New York et Londres.

«Nous analysons tout. Chaque photo que vous regardez, chaque personne que vous taguez, chaque message que vous publiez sur un mur, et ainsi de suite», ajoute l'employée. De plus, il n'y aurait officiellement pas 350 millions d'utilisateurs mais plutôt 220 millions d'utilisateurs actifs, si on ôte les faux profils, ceux qui ont été suspendus ou piratés.

Doutes sur l'authenticité

L'interview n'a pas été autorisée par le site de réseautage et de nombreuses personnes doutent par ailleurs de son authenticité. Dans un courrier électronique adressé au site web TechCrunch, Larry Yu, porte-parole de Facebook écrit: «Ces déclarations contiennent des inexactitudes et des erreurs d'interprétation, c'est ce à quoi on peut s'attendre d'un article basé sur des sources qui restent anonymes. Nous allons en rester là». Depuis, de nombreux sites web s'interrogent sur la véracité des propos rapportés dans l'interview.

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