Actualisé 23.06.2020 à 06:54

Suisse

Chute «vertigineuse» des offres d'emploi

La pandémie de coronavirus a causé une dégringolade du nombre d'offres d'emploi au deuxième trimestre, constate Adecco Suisse.

La pandémie de coronavirus a causé une dégringolade du nombre d'offres d'emploi au deuxième trimestre, constate Adecco Suisse. (archive)

La pandémie de coronavirus a causé une dégringolade du nombre d'offres d'emploi au deuxième trimestre, constate Adecco Suisse. (archive)

KEYSTONE/GAETAN BALLY

La pandémie de coronavirus a causé une dégringolade du nombre d'offres d'emploi au deuxième trimestre, constate Adecco Suisse. La chute est «vertigineuse» et la situation plus sévère par rapport à la crise financière de 2008-2009. La Suisse romande est plus touchée.

Sur trois mois, les offres d'emploi ont plongé de 27% en Suisse entre avril et juin, affirme le géant de l'intérim, qui publie mardi son Swiss Job Market Index. L'enquête, menée avec l'Université de Zurich (UZH), montre que toutes les catégories sont touchées, à des degrés divers.

Tous les secteurs concernés

«Pratiquement tous les secteurs de la vie sociale, économique et culturelle publique ont été contraints de s'arrêter du jour au lendemain.

La catégorie hôtellerie-restauration et services à la personne subit la baisse la plus brutale, avec -39%, suivie du commerce et de la vente, du segment bureau et administration ainsi que management et organisation (-35% pour les trois). L'industrie (-21%) et la santé (-22%) tirent la langue, dans des proportions moins importantes. Les replis les moins forts sont enregistrés dans la technique et les sciences naturelles (-17%) ainsi que dans le bâtiment et le second oeuvre (-18%), selon Adecco Suisse.

Région lémanique la plus touchée

La région lémanique (avec le Valais) et l'Espace Mittelland – qui comprend les cantons de Fribourg, Neuchâtel, Jura et Berne – enregistrent le recul le plus marqué, de 29%. Côté alémanique, toutes les zones géographiques accusent des baisses de plus de 20%. La Suisse orientale fait moins pire que les autres, à -24%.

Selon Anna von Ow, la Suisse traverse une passage à vide qui, pour l'instant, est bien pire que les précédents, notamment la crise financière de 2008-2009, où l'impact était moins «soudain».

«La descente aux enfers s'est arrêtée»

«La bonne nouvelle, c'est que la descente aux enfers s'est arrêtée. Depuis le brusque effondrement des trois premières semaines, le nombre d'offres d'emploi s'est stabilisé, à un niveau certes faible», relativise pour sa part Monica Dell'Anna. La Suisse s'en tirerait mieux en comparaison internationale.

L'Adecco Swiss Job Market Index est publié quatre fois par an et repose sur des décomptes trimestriels représentatifs des offres d'emploi dans la presse, des portails d'emploi en ligne et des sites Internet d'entreprises.

(ATS)

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147 commentaires
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Vertu Ose

23.06.2020 à 10:45

On nous dit que les frontaliers sont nécessaires dans le secteur de la santé, soit, mais alors pourquoi autant de frontaliers dans l'administration, des secrétaires, des RH, des chefs de projets, des agences de placements, des vendeurs/vendeuses, etc. Tous ces postes ne sont plus occupés par des Suisses ou résidents qui postulent et se retrouvent largués. Comment peut-on voter contre l'initiative alors que nos places de travail sont continuellement menacées.

TAGADA

23.06.2020 à 10:22

Mais puisque on vous dits que les entreprises Suisses ont besoins de la libre circulation pout trouver les "talent" indisponible chez nous. C'est biens connu qu'aucune Suisses n'a les compétences nécessaires pour faire infirmière et que dès 45 ans, tout résident Suisse devient inapte au travail ! Il faut absolument maintenir la libre circulation, les actionnaires des grandes entreprises et les défenseur des assistés en manque d'électorat vous remercient déjà.

Réflexion

23.06.2020 à 10:15

Je cherche des ouvriers/ouvrières pour la récolte des pommes ! Des candidats Suisses?