Indonésie - Cinq arrestations après la découverte d’un éléphant de Sumatra décapité
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IndonésieCinq arrestations après la découverte d’un éléphant de Sumatra décapité

La police indonésienne a annoncé mardi avoir interpellé cinq braconniers présumés après la découverte de la carcasse d’un pachyderme protégé.

La carcasse d’un éléphant mâle d’une douzaine d’années avait été retrouvée en juillet sans tête ni défenses dans la province indonésienne d’Aceh. Les braconniers présumés ont été arrêtés, a annoncé mardi la police.

La carcasse d’un éléphant mâle d’une douzaine d’années avait été retrouvée en juillet sans tête ni défenses dans la province indonésienne d’Aceh. Les braconniers présumés ont été arrêtés, a annoncé mardi la police.

AFP

Cinq braconniers présumés ont été arrêtés pour la décapitation d’un éléphant de Sumatra, une espèce menacée, ont indiqué mardi les autorités indonésiennes qui tentent de réprimer le trafic d’animaux sauvages dans le pays d’Asie du Sud-Est.

La police d’Aceh, province de l’extrême ouest de l’archipel indonésien, a annoncé avoir appréhendé les suspects lundi après une enquête de plus d’un mois. «Nous recherchons toujours un sixième suspect», a relevé Winardy, porte-parole de la police d’Aceh qui comme de nombreux Indonésiens ne porte qu’un nom.

La carcasse d’un éléphant mâle d’une douzaine d’années avait été retrouvée en juillet sans tête et sans ses défenses dans une plantation d’huile de palme. Une autopsie a révélé que l’animal avait été préalablement empoisonné. Un des suspects a tué et décapité le mammifère et ses complices ont essayé de vendre ses défenses, a précisé la police.

Jusqu’à 10 ans de prison

Les hommes risquent jusqu’à 10 ans de prison s’ils sont condamnés selon la loi qui régit la protection de la nature dans l’archipel.

La déforestation a réduit l’habitat naturel des éléphants de Sumatra et provoque des conflits de plus en plus fréquents entre les animaux et les humains, notamment les agriculteurs qui veulent protéger leurs exploitations des dégâts causés par les animaux.

Les éléphants sont aussi tués pour leurs défenses en ivoire, très recherchées par les trafiquants.

Plusieurs cas d’empoisonnement d’éléphants ont été révélés ces dernières années en Indonésie, dont celui en 2019 d’un éléphant de Sumatra retrouvé décapité et sans ses défenses.

L’agence de protection de la nature d’Aceh a estimé que moins de 500 éléphants de Sumatra subsistent à l’état sauvage.

(AFP)

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