Actualisé 03.02.2011 à 22:59

Ski alpin - Mondiaux juniors

Cinq médailles en combiné

Les jeunes ont fait un carton en combiné lors des mondiaux de Crans-Montana. Ce résultat d'ensemble porte la patte de Franz Heinzer. Rencontre avec l'ancien descendeur devenu coach de la relève

de
Jean-Philippe Pressl-Wenger
Une troisième médaille pour Wendy Holdener.

Une troisième médaille pour Wendy Holdener.

Franz Heinzer, pourquoi avoir passé de la Coupe du monde à l'échelon inférieur?

– J'ai entraîné durant cinq ans en Coupe du monde, dès 2003. Puis Martin Rufener a voulu que des jeunes de 18 à 24 ans soient encadrés afin de les faire progresser. Patrick Küng est passé par chez moi, par exemple, comme Marc Gisin ou Christian Spescha.

– Que manque-t-il à Justin Murisier ou Reto Schmidiger pour atteindre les podiums en Coupe du monde?

– Il n'y a plus beaucoup d'écart entre eux et les Küng, Spescha ou Gisin. Murisier par exemple a déjà prouvé en Coupe du monde qu'il pouvait très bien skier. Schmidiger est aussi très prometteur.

– Quelles sont les qualités des juniors présents ici à Crans-Montana?

– Ils peuvent s'aligner dans toutes les disciplines. Avec l'importance que prend le super-combiné, il est primordial de pouvoir être rapide tant en descente qu'en slalom. Il est impératif que les jeunes soient polyvalents. De plus en plus, c'est le chemin qu'il faut emprunter pour réussir.

– Quelle est la condition pour réussir à gravir les échelons et rejoindre les Didier Cuche, Carlo Janka ou Silvan Zurbriggen?

– Avant tout, l'attitude. Ils doivent apprendre à vivre pour le sport. Il faut être prêt à faire des sacrifices pour atteindre le haut niveau, s'investir et travailler en conséquence. C'est le prix à payer pour réussir en Coupe du monde.

La Suisse compte neuf breloques depuis hier, un record lors de Mondiaux juniors. La relève de Swiss-Ski a décroché cinq médailles dans le combiné, deux chez les garçons (Schmidiger et Murisier) et trois chez les filles (Holdener, Thürler et Hählen). Ce cinq sur six réjouit particulièrement les entraîneurs de Swiss-Ski, qui ont, depuis quelques années, instauré la polvalence comme base de développement au sein de leurs juniors. Cette perfor­mance efface des statistiques les moissons de 1995 à Voss (Norvège) et de 1996 à Hoch Ybrig (Suisse). Ces années avaient vu les titres revenir à Sylviane Berthod, Marlies Oester ou Karin Roten chez les dames, alors que le futur champion olympique Didier Défago avait enlevé le super-G et qu’Ambrosi Hoffmann s’adjugeait la descente

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