Yémen: Cinq morts lors d'une manifestation
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YémenCinq morts lors d'une manifestation

Cinq manifestants ont été tués jeudi par des tirs de partisans du président yéménite Ali Abdallah Saleh après la signature d'un accord sur le transfert de pouvoir.

Les manifestants protestaient contre le fait que l'accord signé mercredi soir à Ryad accorde l'immunité au président Saleh et à ses proches.

Cinq d'entre eux ont été tués et 27 autres blessés par des tirs de civils armés fidèles au chef de l'Etat, selon un nouveau bilan de l'hôpital de campagne installé par les protestataires sur la Place du Changement. Un précédent bilan faisait état de trois morts.

«Pas de garanties, traduction en justice» du président, scandaient les milliers de jeunes qui étaient partis de la Place du Changement, où ils campent depuis neuf mois pour réclamer la démission du chef de l'Etat.

Les tirs les ont visés lorsqu'ils sont arrivés rue Zoubeiri, ligne de démarcation entre les zones tenues par les militaires dissidents qui protègent la Place du Changement et les secteurs de Sanaa contrôlés par les forces fidèles à M. Saleh.

Le président contesté, au pouvoir depuis 33 ans, avait signé mercredi soir à Ryad un accord de sortie de crise avec l'opposition parlementaire, en vertu duquel M. Saleh doit quitter le pouvoir dans un délai de trois mois.

Les deux membres du CICR ont été libérés

Les deux délégués du CICR, ainsi qu'un employé du Croissant-Rouge yéménite, enlevés mardi au Yémen, ont été libérés jeudi, a annoncé l'organisation à Genève. Ils sont retournés à Aden après avoir été brièvement détenus par un groupe armé dans le sud du pays.

«Nous sommes soulagés et exprimons notre gratitude à ceux qui ont contribué à cette libération», a déclaré le chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen, Eric Marclay, cité dans un communiqué publié à Genève.

Le 22 novembre, les deux délégués et le volontaire du Croissant-Rouge yéménite avaient quitté Aden pour effectuer une distribution de nourriture et d'autres secours à des personnes déplacées à Lahj, dans le sud du pays. Ils ont été empêchés de rentrer à leur bureau, a indiqué le CICR.

L'organisation était en contact régulier avec eux lors de leur enlèvement. Elle avait demandé l'aide des autorités et dirigeants locaux pour obtenir leur retour, a-t-elle précisé.

Il s'agissait d'une Française et de deux Yéménites. Selon les autorités locales, les hommes armés auteurs de l'enlèvement réclamaient la libération de quatre militants sudistes. (afp)

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