Actualisé 16.01.2015 à 18:06

Opération en Belgique

Cinq personnes inculpées pour «terrorisme»

Au lendemain de la rafle anti-jihadiste, la Belgique va faire appel à l'armée pour renforcer sa sécurité, alors que les militaires ne faisaient pas jusqu'à présent de maintien de l'ordre dans le pays

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29.07 Abdelhamid Abaaoud, un Belge d'origine marocaine de 27 ans, qui avait revendiqué la préparation d'attentats en Belgique en février dernier, s'est vu infliger une peine de 20 ans.

29.07 Abdelhamid Abaaoud, un Belge d'origine marocaine de 27 ans, qui avait revendiqué la préparation d'attentats en Belgique en février dernier, s'est vu infliger une peine de 20 ans.

12.02 Abdelhamid Abaaoud, le «cerveau» présumé de la cellule démantelée en janvier en Belgique, revendique avoir «planifié» des attentats en Belgique et affirme avoir réussi à regagner la Syrie, dans une interview que lui attribue Dabiq, le magazine en anglais du groupe Etat islamique (EI).

12.02 Abdelhamid Abaaoud, le «cerveau» présumé de la cellule démantelée en janvier en Belgique, revendique avoir «planifié» des attentats en Belgique et affirme avoir réussi à regagner la Syrie, dans une interview que lui attribue Dabiq, le magazine en anglais du groupe Etat islamique (EI).

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21.01 La justice belge a décidé mercredi le maintien en détention préventive de trois personnes inculpées après l'opération antijihadiste menée la semaine dernière.

21.01 La justice belge a décidé mercredi le maintien en détention préventive de trois personnes inculpées après l'opération antijihadiste menée la semaine dernière.

Keystone/AP/Geert Vanden Wijngaert

Cinq personnes ont été inculpées en Belgique pour «participation aux activités d'un groupe terroriste», et trois d'entre elles ont été placées en détention préventive, a indiqué vendredi le parquet fédéral, au lendemain du démantèlement d'une cellule qui s'apprêtait à commettre des attentats contre des policiers. L'une des trois personnes placées en détention est le jihadiste présumé qui a survécu à l'assaut donné par la police jeudi soir à Verviers, dans l'est du pays, a précisé à l'AFP le porte-parole du parquet fédéral, Eric Van der Sijpt.

Les deux autres personnes placés en détention avaient été interpellées jeudi soir, a-t-il ajouté. Deux autres inculpés ont été «libérés sous conditions», a-t-il précisé, en se refusant, «dans l'intérêt de l'enquête», à révéler les identités des suspects ou à donner toute information supplémentaire.

Les huit autres personnes interpellées jeudi dans le cadre de l'opération anti-terroriste ne sont pas poursuivies. Selon le porte-parole du parquet, un juge d'instruction a délivré un mandat d'arrêt européen à l'encontre des deux Belges interpellés par la Douane dans les Alpes françaises alors que, partis de Belgique jeudi soir, ils tentaient de passer en Italie.

Des journaux belges ont identifié le survivant de l'assaut de Verviers comme Marouane T. Selon son avocat, Didier de Quévy, cité par les quotidiens du groupe Sudpresse, l'homme nie être impliqué dans un projet d'attentat et s'être rendu en Syrie, expliquant sa présence sur les lieux par sa participation à un trafic de drogue.

Des comptes jihadistes sur Twitter ont identifié les deux hommes tués après avoir riposté à l'arme de guerre à l'intervention de la police. Il s'agirait de Radwan Haqawi et Tareq Jadoun. Le groupe Etat islamique n'a pas fait le moindre commentaire sur le sujet par ses canaux habituels.

Sudpresse cite pratiquement les mêmes noms --Redwane Hajaoui et Tarik Jadaoun--, en précisant qu'il s'agissait de deux jeunes de Verviers partis en Syrie et revenus dans leur ville à l'insu de leur famille. «Redwane Hajaoui serait bien l'une des victimes», écrit Sudpresse sur son site internet. (afp)

Le Français détenu en Bulgarie voyageait avec d'autres contacts des frères Kouachi

Un Français, soupçonné de liens avec les frères Kouachi et arrêté en Bulgarie alors qu'il tentait visiblement de se rendre en Syrie, voyageait avec trois personnes également en contact avec les auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo, a indiqué la justice bulgare vendredi. Le tribunal de Haskovo (sud) examinait la demande d'extradition en France de Fritz-Joly Joachin, un Français de 28 ans d'origine haïtienne, pour «participation à un groupe criminel armé dont l'objectif était l'organisation d'actes terroristes».

La justice doit se prononcer mardi 20 janvier sur son extradition, qu'il dit d'ores et déjà accepter. Les faits qui lui sont reprochés sont passibles de dix ans de prison en France.

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