Violences en Côte d'Ivoire: Cinquante tués en une semaine
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Violences en Côte d'IvoireCinquante tués en une semaine

Cinquante personnes ont été tuées dans des violences durant la semaine écoulée en Côte d'Ivoire, dont 26 dans un quartier d'Abidjan théâtre de violents affrontements.

«Cinquante personnes ont été tuées en une semaine», portant à «365» le nombre de morts depuis mi-décembre dans des violences engendrées par la crise née de la présidentielle de novembre, a déclaré à l'AFP Guillaume Ngefa, directeur adjoint de la Division des droits de l'homme de l'Onuci.

Ces violences ont été enregistrées surtout à Abidjan et dans l'ouest, où des combats ont eu lieu entre Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales au président sortant Laurent Gbagbo et Forces nouvelles (FN), l'ex-rébellion du nord désormais alliée à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale.

Les civils sont très touchés

Sur ces 50 morts, «26 civils» ont été tués à Abidjan, dans le quartier d'Abobo (nord), a dit M. Ngefa, évoquant des «dizaines de blessés».

Dans ce fief d'Alassane Ouattara ont eu lieu la semaine dernière des combats à l'arme lourde entre FDS et insurgés accusés par le camp Gbagbo d'être des éléments FN et baptisés par la presse locale «commando invisible».

Les violences à Abobo ont «provoqué le déplacement de plus de 200.000 personnes», alors que la population du quartier est estimée «entre 1,5 et 1,8 million de personnes», a ajouté le responsable onusien.

Par ailleurs, au moins six femmes ont été tuées par balles jeudi à Abobo par des tirs de FDS qui dispersaient une manifestation pro-Ouattara, selon des témoins. Ces nouvelles victimes ne figurent pas dans le bilan de la semaine de l'ONU.

En outre, «de récents témoignages recueillis par l'Onuci indiquent que des populations civiles sont depuis plusieurs jours empêchées par des éléments du commando invisible de quitter librement les zones de combats», a alerté M. Ngefa.

«Des familles entières, bloquées dans les lieux publics, des églises et paroisses, vivent dans la peur, privées d'eau et d'électricité», a-t-il dit. (afp)

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