Irak: Cinquième attaque à la roquette en dix jours à Bagdad
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IrakCinquième attaque à la roquette en dix jours à Bagdad

La zone verte de la capitale irakienne où se trouve l’ambassade américaine a été frappée par des roquettes jeudi matin, sans faire de victimes.

Bagdad a été la cible de cinq attaques en dix jours. (Photo AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

Bagdad a été la cible de cinq attaques en dix jours. (Photo AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

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Des roquettes ont de nouveau frappé tôt jeudi la zone verte de la capitale irakienne Bagdad, a indiqué une source de sécurité à l’intérieur de ce quartier ultrasécurisé, où siège l’ambassade américaine. Il s’agit de la cinquième attaque de ce type en dix jours.

Des journalistes de l’AFP ont entendu au moins trois explosions, suivies du son des sirènes installées dans la zone verte. Aucune victime ni dégât n’ont été signalés dans l’immédiat. Comme les précédents, ces tirs n’ont pas été revendiqués, même si Washington pointe du doigt des militants pro-Iran.

Depuis le 8 juin, c’est la deuxième attaque survenue aux abords de l’ambassade américaine. D’autres tirs de roquettes ont visé à deux reprises l’aéroport de Bagdad, actuellement fermé pour cause de Covid-19 et où sont postés des soldats américains, ainsi qu’une base au nord de Bagdad, Taji, hébergeant également des troupes américaines.

Au moins 32 attaques ont visé soldats ou diplomates américains en Irak depuis octobre 2019.

Dialogue stratégique

Les tensions entre Washington et Téhéran, ennemis jurés qui se disputent l’influence en Irak, ont dégénéré ces derniers mois. L’assassinat au début janvier du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien à Bagdad a failli donner lieu à un conflit ouvert.

Depuis, l’Irak s’est doté d’un nouveau gouvernement, qui passe pour être plus pro-américain. Les tirs de roquettes – qui ont tué trois Américains et un Britannique ces derniers mois – ont alors connu une accalmie.

La reprise récente des tirs coïncide avec le lancement le 11 juin d’un «dialogue stratégique» censé redéfinir la coopération entre Bagdad et Washington, mais dont les experts disent ne pas espérer de grands résultats.

Les soldats américains, qui étaient 5200 l’année dernière avant des retraits de plusieurs centaines d’entre eux en raison des roquettes et du Covid-19, sont sous le coup d’une décision d’expulsion votée par le Parlement irakien. Le texte n’a toutefois jamais été mis en application par le gouvernement.

(ATS/NXP)

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