CHUV: Cinquième symposium lausannois de transplantation rénale
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CHUVCinquième symposium lausannois de transplantation rénale

Le CHUV accueille vendredi le 5e Symposium lausannois de transplantation rénale.

L'accent est mis cette année sur la problématique des donneurs vivants, dont la proportion a passé de 20 % à 60 % entre 2003 et 2008.

La majorité des transplantations d'organes réalisées en Suisse sont des greffes de reins. Une des solutions à la liste d'attente qui ne cesse de s'allonger - dépassant pour la première fois les 1000 patients en 2009 - consiste à développer le don d'un rein à partir d'un donneur vivant.

Ce phénomène est en pleine expansion, a indiqué à l'ATS le professeur Manuel Pascual, chef du Centre de transplantation au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). La proportion des dons vivants a grimpé de 20 % en 2003 à 44 % en 2006 pour s'établir à 60 % l'an dernier (25 greffes sur 42).

Conjoints ou amis aussi

Le Pr Pascual attribue cette évolution à une meilleure information, des patients en attente notamment. Une proximité génétique du donneur et du receveur n'est plus nécessaire. Dès lors, parents, conjoints ou amis peuvent faire don d'un rein.

Il y a même des «donneurs altruistes» (moins de 5 % des cas) qui comme l'on donne son sang donnent un de leurs reins. Dans ce cas, l'organe va dans le «pool» de patients en liste d'attente.

On vit très bien avec un seul rein, relève le Pr Pascual, la qualité de vie et la survie à long terme sont normales. Les donneurs potentiels n'en subissent pas moins un bilan de santé «draconien». Un tiers sont écartés, en raison d'anomalies veineuses ou artérielles des reins ou de pré-diabète par exemple.

Nouvelles techniques

Le symposium lausannois se penchera sur différents aspects de la question: les nouvelles techniques chirurgicales moins invasives ou les petits cancers cutanés qui peuvent survenir chez les patients immunosupprimés après 10 ou 15 ans, ainsi que les nouveautés en hémodialyse et dialyse péritonéale.

Le Centre de transplantation d'organes du CHUV fête par ailleurs son 5e anniversaire. Ce sera l'occasion de présenter et discuter les résultats des autres greffes d'organes réalisées à Lausanne en collaboration avec les Hôpitaux universitaires de Genève.

Enfin, le nouveau «Programme latin de don d'organes» sera présenté par son président, le Dr Philippe Eckert, médecin-chef des soins intensifs à Sion. Visant à augmenter le don d'organes en Suisse romande et au Tessin, il prévoit notamment la présence de coordinateurs de dons - médecins et/ou infirmiers - dans les unités de soins intensifs.

(ats)

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