Football: City et le Real prennent une option sur les quarts
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FootballCity et le Real prennent une option sur les quarts

Manchester City s’est logiquement imposé contre le Borussia Mönchengladbach (2-0). Les Madrilènes, eux, ont peiné pour venir à bout de l’Atalanta (1-0), pourtant réduite à 10 après l’expulsion prématurée de Freuler.

Les joueurs du Real Madrid fêtent le but inscrit en fin de match par Ferland Mendy.

Les joueurs du Real Madrid fêtent le but inscrit en fin de match par Ferland Mendy.

AFP

Victorieux en déplacement de l’Atalanta Bergame (1-0) et de Mönchengladbach (2-0), le Real Madrid de Zinédine Zidane et le Manchester City de Pep Guardiola se sont rapprochés mercredi des quarts de finale de Ligue des champions, avant les huitièmes de finale retour prévus en mars.

Plombé par des absences innombrables, dont le capitaine porte-bonheur Sergio Ramos et le goleador Karim Benzema, la confiance un peu en berne après une phase de poules compliquée, le Real a assuré l’essentiel. Et peut entrevoir les quarts, un stade qu’il n'a plus atteint depuis 2018, grâce à une jolie frappe de Mendy dans les cinq dernières minutes.

Ce Real en difficulté a été bien aidé par l’exclusion rapide de Remo Freuler pour avoir accroché Mendy, déjà lui, qui filait au but (17e). La faute était évidente, le rouge sans doute sévère, mais l’arbitre n’a pas hésité, au grand dam de Gian Piero Gasperini.

Les Bergamasques se sont retrouvés dans un rôle à contre-emploi, à devoir défendre bas. D’autant que leur meilleur buteur en Ligue des champions, le Colombien Duvan Zapata, est sorti lui aussi à la demi-heure de jeu, sur blessure, laissant orphelin son compatriote et compère de l’attaque Luis Muriel, principalement dangereux sur une frappe non cadrée (41e).

Ce scénario a évidemment facilité la tâche d'un Real Madrid amoindri car privé, outre Benzema et Ramos, de Hazard, Marcelo et Carvajal. Avec Modric et Kroos en métronomes, un Vinicius très en jambes sur son côté gauche, et l’appui d'un Mendy offensif, l’histoire semblait écrite.

Vini Jr a beaucoup tenté, il a été contré (39e) alors que Gollini a dû sortir un arrêt réflexe sur un coup franc de Kroos (45e+1). Le gardien italien a été tout heureux de voir filer à côté une frappe contrée de Luka Modric (47e) puis une nouvelle frappe contrée de Vini Jr (53e), avant de bloquer un coup franc d'Asensio (72e).

L’Atalanta semblait tenir son 0-0 inespéré quand, finalement, Mendy a surgi, juste à temps, et Zidane a souri. La «Dea» est désormais contrainte à un exploit au retour à Madrid.

Cela tombe bien, car si elle n’a encore jamais gagné à domicile cette saison dans la plus prestigieuse des Coupes d’Europe (2 nuls, 2 défaites), elle a remporté ses trois matches à l’extérieur, notament à Liverpool et chez l’Ajax Amsterdam. Revoir les quarts, après l’échec de la saison dernière contre le PSG, est à ce prix.

19e succès d’affilée pour City

Après le PSG et le Bayern, Manchester City a confirmé lui aussi qu’il faudra aussi compter sur lui pour la victoire finale cette saison en Ligue des champions, en allant s’imposer 2-0 «à l’extérieur» à Budapest contre Mönchengladbach, en match aller des 8es de finale.

Ce résultat, logique, laisse intacts les rêves de trophée du coach Pep Guardiola, qui a toujours échoué avec toutes ses équipes à remporter de nouveau la C1 après ses deux triomphes avec Barcelone (2009, 2011).

Plus anecdotique, mais significatif, les Citizens ne sont plus qu’à un match d'un rarissime 20/20! Cette victoire est en effet leur 19e succès consécutif toutes compétitions confondues, et elle n’a souffert d'aucune contestation.

Courageux et extrêmement concentrés, les joueurs de l’entraîneur allemand Marco Rose ont pourtant joué le meilleur match possible ou presque. Mais le talent et la force collective de City n’ont pas laissé de place au suspense: Bernardo Silva a ouvert le score à la 29e minute, avant d'offrir le deuxième but à Gabriel Jesus (2-0, 65e).

Mönchengladbach, où Yann Sommer, Nico Elvedi et Denis Zakaria étaient titulaires au coup d’envoi, a totalisé en 90 minutes... deux tirs au but, dont un seul cadré, dans le temps additionnel.

Jesus a tué le match

Confronté à un calendrier infernal, Guardiola avait annoncé son intention de donner leur chance à tous les joueurs de son effectif. Il avait laissé sur le banc sa star belge Kevin de Bruyne, encore à court de compétition après un long arrêt pour blessure.

Mais les piliers Sterling et Bernardo Silva, en soutien de Gabriel Jesus, ainsi que l’homme en forme du moment Ilkay Gündogan, étaient bien sur la pelouse au coup d’envoi.

Face à la meilleure équipe d'Europe de ce début d'année, le Borussia avait choisi pour sa part de miser sur la prudence et sur la rigueur. Le match avait été délocalisé à Budapest (Hongrie) en raison des restrictions liées au Covid-19 en Allemagne.

Très bien en place défensivement, ses joueurs sont parvenus longtemps à couper les lignes entre Gündogan, Sterling, Bernardo Silva et Jesus Gabriel. Mais, faute de prendre des risques offensifs, ils ne se sont jamais mis en position de menacer le but d'Ederson.

C'est la «filière Benfica» des Citizens qui a débloqué le compteur après une demi-heure de jeu, en toute logique. Le Portugais Joao Cancelo, sur le flanc gauche, l’un des hommes les plus en vue dans le onze de Manchester, a délivré un ballon en profondeur parfait pour la tête de son compatriote Bernardo Silva, qui a trompé Yann Sommer de près (1-0, 29e).

Et alors que Gladbach commençait à se montrer un peu plus audacieux après l’heure de jeu, Gabriel Jesus a tué le match en inscrivant le deuxième but d’une reprise de près aux six mètres, sur un service de la tête de l'inévitable Bernardo Silva (2-0, 65e).

L’entrée de Breel Embolo, à la 74e, n’a pas permis à Mönchengladbach de changer le cours de la rencontre.

La quasi-assurance d’une qualification pour les quarts de finale va permettre à City de se concentrer pleinement sur le championnat, qu’il est en passe de remporter pour la troisième fois en cinq ans.

(AFP)

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