07.07.2016 à 19:35

GenèveClair Bois respectera la préférence cantonale

La Fondation va désormais collaborer étroitement avec l'Office cantonal de l'emploi (OCE) pour embaucher.

L'immeuble de la Fondation Clair Bois.

L'immeuble de la Fondation Clair Bois.

photo: Kein Anbieter/Google Street View.

L'institution était critiquée pour avoir récemment engagé deux frontaliers. Après analyse de ses derniers engagements, la Fondation Clair Bois, en faveur des personnes polyhandicapées, s'assurera à l'avenir que la directive sur la préférence cantonale à l'embauche soit appliquée sans exception, écrit-elle dans un communiqué. L'institution va aussi réorganiser la conduite de ses ressources humaines. Le recrutement pour ses cinq foyers sera centralisé.

«Il est important qu'une violation de la directive ne reste pas sans conséquences», a relevé jeudi le conseiller d'Etat en charge du Département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS), Mauro Poggia. Selon lui, l'un des frontaliers engagés était déjà au bénéfice d'un permis de travail à Genève; pas l'autre. Le magistrat voulait réduire la subvention du montant du salaire de ce dernier.

«Cette somme est anecdotique par rapport au budget global de Clair Bois. L'important est que la fondation revienne dans les bonnes grâce de l'Etat», commente M. Poggia. Et de saluer la volonté de corriger les dysfonctionnements internes et de renforcer la collaboration avec l'OCE, alors qu'un nouveau foyer ouvrira en automne avec une trentaine de collaborateurs.

Contrôles aléatoires

Fin 2014, le conseiller d'Etat MCG avait élargi le principe de préférence cantonale à l'embauche, déjà en vigueur au sein de l'Etat et des grandes institutions de droit public du canton, aux entités subventionnées. La directive leur demande d'annoncer leurs postes vacants à l'OCE. L'office cantonal peut proposer des candidats correspondant aux profils recherchés.

L'application de cette directive, par ailleurs unique en Suisse, ne fait pas l'objet de contrôles systématiques. Mais l'OCE procède à des contrôles aléatoires, selon M. Poggia. Les employeurs doivent remplir un formulaire pour expliquer pourquoi ils n'engagent pas de demandeurs d'emploi locaux. Ils doivent aussi préciser si la personne engagée était déjà au bénéfice d'un permis de travail dans le canton. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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