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NeuchâtelClaude Nicati ne se représentera pas

Le conseiller d'Etat neuchâtelois ne sera pas candidat à une réélection en avril. Sa décision, annoncée vendredi au cours d'une conférence de presse, ne constitue pas une surprise.

L'ex-PLR a fait le tour de la question.

L'ex-PLR a fait le tour de la question.

Sa décision a été le fruit d'une longue réflexion, durant laquelle il a considéré différents aspects, a-t-il expliqué dans sa déclaration, diffusée mot pour mot, par la Chancellerie d'Etat. «Cette démarche m'a conduit à travers différents états d'esprit, me faisant changer d'avis à plusieurs reprises.»

Il ne fera pas acte de candidature, «car malgré les nombreuses marques de sympathie reçues», il estime ne pas être en mesure de déterminer l'électorat qui le soutiendrait et sur lequel il pourrait s'appuyer. Même si lui-même sait quels devraient être son programme électoral et ses objectifs, «cela ne suffit pas».

Question de moyens financiers aussi

Le magistrat n'élude pas les problèmes de contingence: sur le plan financier, il note qu'une campagne efficace est onéreuse et aurait été à sa seule charge. Sans oublier qu'un second tour est inéluctable vu le grand nombre de candidats qui se sont déjà annoncés.

M. Nicati est en charge du Département de la gestion du territoire, celui-là même qui était responsable du projet de liaison ferroviaire rapide entre le Haut et le Bas du canton, alias le TransRun. Ce projet a capoté de justesse dans les urnes le 23 septembre dernier.

Cet échec a envenimé les relations déjà tendues entre le magistrat et son parti. Lors de l'assemblée générale du PLR neuchâtelois le 4 octobre, M. Nicati avait fait l'objet de vives attaques de la part de certains membres.

Relations tendues

Enfin, le fait que le parti ait décidé de ne pas représenter d'office ses trois conseillers d'Etat sortants mais d'organiser des primaires a été compris par M. Nicati comme une manœuvre pour l'évincer. «Je ne peux accepter ce procédé», avait-il affirmé avec force, et il quittait le parti peu de temps après.

Mais le TransRun n'était pas le seul objet de mésentente entre lui et le PLR. Plusieurs dossiers l'ont connoté «plus à gauche» que son parti, en particulier dans le domaine énergétique.

M. Nicati n'aura accompli qu'une seule législature au sein du gouvernement cantonal. Il n'est pas le seul à ne pas rempiler. La directrice de la santé, la socialiste Gisèle Ory, a également annoncé en octobre dernier qu'elle ne serait pas candidate ce printemps.

Nombreux chamboulements

Le gouvernement cantonal a connu pas mal de mutations depuis les dernières élections cantonales de 2009. Le conseiller d'Etat Frédéric Hainard, élu PLR mais ayant depuis quitté cette formation, a été contraint à la démission en octobre 2010 suite à divers reproches. Il a été remplacé par Thierry Grosjean.

Le socialiste Jean Studer a quitté l'exécutif cantonal, également de manière prématurée, le 31 juillet dernier, mais par la grande porte, avec les honneurs. Il est allé présider le conseil de banque de la BNS. Il a été remplacé au cours d'une élection complémentaire le 14 octobre par Laurent Kurth, ex-membre de l'exécutif de La Chaux-de-Fonds. (ats)

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