Conseil d'Etat valaisan: Claude Roch brigue un nouveau mandat
Actualisé

Conseil d'Etat valaisanClaude Roch brigue un nouveau mandat

Le conseiller d'Etat valaisan libéral-radical Claude Roch briguera un nouveau mandat lors des élections cantonales de mars 2009.

Il souhaite poursuivre les importantes réformes en cours dans son département.

«Je ne veux pas quitter le bateau dans un moment crucial», a déclaré Claude Roch, 63 ans, devant l'assemblée de son parti réunie à St- Maurice (VS). «Je me dois de participer à la réussite du projet Harmos, combattu par l'UDC».

L'harmonisation de la scolarité obligatoire est l'un des gros chantiers que le département de l'éducation, de la culture et du sport aura à mener à bien. La réforme du cycle d'orientation (CO), actuellement en consultation, figure également parmi les priorités du département valaisan.

Claude Roch a aussi évoqué des raisons plus politiques à sa décision, dont la responsablité d'assurer un équilibre régional au sein du futur conseil d'Etat valaisan. «Je me suis convaincu, et mon médecin me l'a confirmé, que je peux poursuivre cette tâche avec passion et plaisir», a-t-il encore ajouté.

Femmes radicales «frustrées»

La présidente des femmes radicales valaisannes Marie-Jo d'Avila a déploré la décision de Claude Roch de briguer un troisième mandat. «Nous sommes déçues et frustrées car nous étions prêtes à relever le défi».

Selon la présidente, tous les paramètres étaient au vert pour qu'une femme accède enfin au Conseil d'Etat valaisan. «Par ta décision, Claude, tu nous obliges à être encore plus prêtes le moment venu».

Les membres du parti libéral-radical ont été exhortés à se rassembler pour affronter des élections qui s'annoncent d'ores et déjà très chaudes. Il faut dire qu'avec le retrait annoncé de trois conseiller d'Etat sur cinq, tout est ouvert.

Appétits aiguisés

Les appétits s'aiguisent de part et d'autre de l'échiquier politique. L'UDC convoite le siège que laissera vacant le conseiller d'Etat socialiste Thomas Burgener. Dans le Haut-Valais, les chrétiens sociaux, qui ne sont pas au gouvernement cantonal, ont aussi laissé poindre leur intérêt pour un siège.

Côté PDC, Jean-René Fournier et Jean-Jacques Rey-Bellet ne se représentent pas. Le parti a désigné Maurice Tornay et Jacques Melly pour leur succéder, écartant la candidature féminine de Marie- Françoise Perruchoud-Massy. Cette dernière a évoqué la possibilité de se lancer sur une liste indépendante.

Le gouvernement valaisan est composé de trois représentants du PDC, un du PLR et un du PS. Cette répartition existe depuis 1997. Auparavant, le gouvernement comptait quatre PDC et un radical. Deux membres de l'exécutif sont haut-valaisans. (ats)

Ton opinion