Yverdon-les-Bains (VD) – Clendy-Dessous: les squatters se muent en maîtres des lieux
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Yverdon-les-Bains (VD)Clendy-Dessous: les squatters se muent en maîtres des lieux

Les activistes qui ont transformé le verger du quartier de Clendy-Dessous en un jardin collectif ce week-end, ont quitté les lieux, dimanche soir. Des squatters ont pris le relais.

par
Fabrice Zwahlen
Une dizaine de squatters se sont installés dans le quartier de Clendy-Dessous depuis dimanche matin.

Une dizaine de squatters se sont installés dans le quartier de Clendy-Dessous depuis dimanche matin.

LDD

Le projet de construction de neuf immeubles de trois étages, de commerces et d’un parking souterrain de 170 places dans le quartier de Clendy-Dessous à Yverdon-les-Bains (VD) risque d’être décalé dans le temps. Depuis dimanche matin, un groupe d’une dizaine de squatters s’est installé dans plusieurs maisons prévues pour être démolies dans le cadre dudit projet immobilier.

Cette action, toujours en cours, est la suite d’une protestation plus pacifiste mais tout aussi illégale, qui a eu lieu durant le week-end. En guise de résistance à la bétonisation d’une surface de 1,2 hectare, un jardin collectif a été aménagé et diverses manifestations organisées (spectacles, tables rondes), pour sensibiliser chacun à cette action. «Comme ils s‘y étaient engagés, le domaine public a été évacué et nettoyé, dimanche en fin de soirée. Parole a été tenue», raconte le Municipal de la sécurité publique à Yverdon-les-Bains, Christian Weiler.

«Nous constatons des liens évidents»

La suite risque de donner davantage de cheveux blancs aux concernés. Depuis dimanche 11 heures, un groupe de squatters occupe illégalement plusieurs bâtiments vides du quartier. Des banderoles proclament Clendy-Dessous comme un «quartier libre». «La reprise des villes doit être pensée comme une finalité et non comme un événement éphémère», estime ce groupe d’une dizaine de personnes.

«Nous sommes confrontés à un problème de squat qui pourrait durer des jours, des semaines ou des mois, se désole Christian Weiler. Désormais, nous constatons des liens évidents entre les deux manifestations.» «La Municipalité est en désaccord total avec cette façon de procéder», poursuit l’élu. Une présence policière en mode surveillance des lieux a été déployée depuis dimanche.

Les plaintes s’accumulent

Sur la dizaine de propriétaires concernés par cette double action, une moitié a désormais déposé une plainte pour violation de domicile. D’autres pourraient en faire de même, très rapidement. La justice s’est saisie de l’affaire.

«Concernant le projet de Clendy-Dessous, la Municipalité est toujours ouverte à la discussion. Mais celle-ci doit s’effectuer d’une manière démocratique et pas dans un état de non-droit, avec un couteau sous la gorge», conclut Christian Weiler.

Un autre squat est en cours dans le canton de Vaud. Celui de l’Auberge communale d’Étagnières a commencé le 3 juillet dernier. Il dure depuis près de trois mois et demi.

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