Environnement: Clichés par millions pour traquer les envahisseurs

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EnvironnementClichés par millions pour traquer les envahisseurs

Les abords des autoroutes sont filmés afin d'évaluer l'expansion des espèces de plantes dites invasives.

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jeb/jbm
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Cette caméra fixée sur une voiture a parcouru 4000 kilomètres d'autoroute pour traquer des néophytes.

Cette caméra fixée sur une voiture a parcouru 4000 kilomètres d'autoroute pour traquer des néophytes.

WSL
Le Séneçon du Cap...

Le Séneçon du Cap...

... et lAilante glanduleux, ont été scrutés.

... et lAilante glanduleux, ont été scrutés.

On les désigne sous le nom de «néophytes envahissantes». Ce sont des espèces végétales venues de l'étranger, qui ont été introduites en Suisse et qui s'y répandent massivement au détriment des espèces indigènes.

Afin de savoir où ces végétaux ont pris racine et sur quelle étendue, une voiture équipée d'un appareil prenant 24 photos par seconde a parcouru 4000 km sur les autoroutes suisses, a rapporté la SRF. «L'auto circule à 90 km/h et les objectifs sont braqués sur la végétation au bord de la route», explique Michael Nobis, responsable du projet auprès de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

Les images sont ensuite évaluées par le Computer Vision Lab de l'EPFZ, afin de débusquer deux plantes en particulier: l'Ailante glanduleux et le Séneçon du Cap. L'intelligence artificielle permet de repérer précisément ces végétaux et d'indiquer au mètre près où ils se trouvent.

Plantes toxiques

Après analyse, les chercheurs du WSL ont pu confirmer ce qu'ils redoutaient, à savoir que l'Ailante glanduleux était déjà très répandu à travers le pays. Ce constat est préoccupant, puisque ce néophyte, s'il est ingéré par exemple par les chevaux, est toxique. Ces données permettront de suivre l'évolution des envahisseurs et de prendre des mesures de lutte.

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