Climat: attention au retard technologique
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Climat: attention au retard technologique

Lors de la Conférence sur le climat, la Suisse veut s'engager sur le plan mondial. Mais à la maison, elle pourrait mieux faire.

La Suisse entend lutter contre les désordres climatiques en s'engageant sur la scène mondiale pour la deuxième phase du Protocole de Kyoto. Mais sur le plan national, les émissions de gaz à effets de serre demeurent trop élevées, selon les experts.

Coorganisatrice de cette réunion de 189 Etats sur le climat, la Confédération, par la voix de son président Moritz Leuenberger, qui sera sur place aujourd'hui à Nairobi, a même récemment suggéré l'idée d'une taxe mondiale sur le CO2.

«La Suisse doit prendre garde à ne pas accuser du retard en matière de nouvelles technologies», relève cependnat Christoph Ritz, directeur de ProClim, le forum suisse sur le climat et le changement global de l'Académie suisse des sciences naturelles. Les Etats-Unis par exemple, qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, sont pourtant à la pointe de la recherche en matière d'économie d'énergie, souligne le scientifique.

L'exportation de ces nouvelles technologies aux pays en voie de développement est aussi importante que l'aide pour la protection du climat, selon M. Ritz. «Sans moyens, ces pays ne pourront que continuer à subir les bouleversements climatiques.» Pour

M. Ritz, la politique climatique «ne peut être envisagée sans compromis et décisions inconfortables. Les thèmes tabous doivent pouvoir être abordés.» Ainsi, l'énergie nucléaire pourrait apparaître «comme un moindre mal».

(ats)

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