Allemagne - G7: Climat: Obama et Hollande évoquent des progrès
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Allemagne - G7Climat: Obama et Hollande évoquent des progrès

Les pays du Groupe des Sept (G7) ont promis lundi de réduire la part du carbone dans leurs économies.

Les chefs d'Etat se sont entretenus avec leurs homologues allemand, canadien, italien, japonais et britannique.

Les chefs d'Etat se sont entretenus avec leurs homologues allemand, canadien, italien, japonais et britannique.

Ils ont aussi approuvé l'objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, sans pour autant s'assigner d'objectifs individuels contraignants avant la conférence de Paris en décembre.

Dans un communiqué diffusé à l'issue du sommet d'Elmau, en Bavière, les dirigeants du G7 soutiennent l'objectif de limiter la hausse de la température moyenne dans le monde d'ici à 2100 à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Ils appuient également un objectif mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) situé dans le haut de la fourchette de 40-70% d'ici à 2050, par rapport à 2010, objectif recommandé par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

«Nous nous engageons à faire notre part pour parvenir à une économie mondiale sobre en carbone à long terme, notamment en développant et déployant des technologies innovantes, en nous efforçant de transformer les secteurs énergétiques d'ici 2050. Et nous invitons tous les pays à se joindre à nous dans cet effort», peut-on lire dans le communiqué final.

Les sept pays réaffirment également leur engagement de mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour lutter contre les conséquences du changement climatique.

Conférence de Paris

Hôte de ce sommet, Angela Merkel espérait obtenir des engagements précis de la part des membres du G7 sur la baisse des émissions de GES, afin d'adresser un signal fort à moins de six mois de la conférence de Paris sur le climat (COP21).

Evoquant cette conférence, les dirigeants du G7 se disent «fermement déterminés» à adopter à Paris «un protocole, un autre instrument juridique ou des conclusions agréées ayant force contraignante dans le cadre de la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques (CCNUCC)».

«Ils auraient pu faire plus»

Même si les chefs d'Etat et de gouvernement des Sept n'ont pas été jusqu'à annoncer des objectifs contraignants pour leurs économies, ce que souhaitaient les Européens, les groupes de pression environnementalistes ont salué la tonalité générale de la déclaration d'Elmau.

«Ils ont donné d'importants signaux politiques mais ils auraient pu faire plus, en particulier en prenant des engagements nationaux concrets pour une action immédiate», a déclaré Samantha Smith, directrice de l'Initiative mondiale climat énergie de WWF.

Actuellement sur la voie des 4°

Les scientifiques estiment que sur la base des émissions actuelles de GES et des mesures de réduction promises ou en place, la température mondiale augmentera de 4°C en moyenne d'ici 2100.

Une hausse de 2°C, objectif fixé lors de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, pourrait déjà rendre plusieurs îles du Pacifique inhabitables, accroître le nombre de catastrophes liées au changement climatique et provoquer d'importants déplacements de populations, jugent les experts.

Ukraine

Les dirigeants américain, britannique, français, allemand, canadien, italien et japonais ont également abordé la crise en Ukraine et d'autres dossiers concernant la sécurité internationale, notamment la lutte contre l'Etat islamique (EI) et Boko Haram.

Sur l'Ukraine, ils se sont dits prêts à prendre, si nécessaire, de nouvelles mesures contre la Russie, accusée de soutenir les rebelles séparatistes dans l'est du pays, alors que l'armée ukrainienne a fait état lundi de nouveaux morts. Sept de ses soldats ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur une mine anti-char à Krasnogorivka, à 20 km à l'ouest de Donetsk, le fief des rebelles.

A noter que la Russie est exclue du G7 depuis qu'elle a annexé la Crimée en 2014.

Violences en recrudescence

La menace du G7 intervient en pleine recrudescence des violences en Ukraine. Les autorités de Kiev ont affirmé lundi affronter une force de plus de 42'000 hommes appuyés par un demi-millier de chars dans l'est de ce pays.

«Le conflit dans l'est de l'Ukraine ne peut avoir de solution que politique sur la base des accords de Minsk», a martelé Angela Merkel.

Tous les participants ont également souligné leur volonté de soutenir militairement la lutte contre les djihadistes et d'apporter l'aide nécessaire aux populations des pays en guerre.

Athènes exhortée à s'activer

Ils ont ensuite rencontré des dirigeants invités, venus du Nigeria, du Sénégal, de l'Ethiopie, du Libéria, d'Afrique du Sud, de la Tunisie et d'Irak.

Enfin, concernant la dette grecque, la France et l'Allemagne ont exhorté Athènes et ses créanciers à aller très vite en besogne pour parvenir à un accord afin d'éloigner le spectre d'une sortie du pays de la zone euro. «Chaque jour compte désormais», a déclaré Angela Merkel. (ats)

Scandale de la Fifa

Barack Obama a souligné lundi que le football était un sport mais aussi «un énorme business» qui avait besoin d'«intégrité», lors de sa conférence de presse finale au sommet du G7 en Allemagne.

Refusant de commenter l'enquête américaine en cours visant la Fifa pour des faits de corruption, M. Obama a estimé qu'il était «important» que l'organisation internationale, aujourd'hui dans la tourmente, fonctionne dans la «transparence».

Le football «est une source incroyable de fierté nationale et les gens veulent pouvoir être sûrs qu'il est géré dans l'intégrité», a déclaré le président américain.

«Comme les Etats-Unis jouent de mieux en mieux à chaque Coupe du monde, nous voulons faire en sorte qu'un sport qui gagne en popularité est géré d'une façon appropriée», a-t-il ajouté.

La justice américaine, à l'origine d'une offensive main-propre au coeur du système Fifa, affirme que 14 responsables, anciens ou actuels, de la Fifa ou de sociétés de marketing sportifs liées à l'organisme suprême du football mondial, ont été mêlés à des affaires de corruption, pour un montant total de 150 millions de dollars au cours des 20 dernières années.

Le scandale a déjà fait une victime de marque: Joseph Blatter, le président de la Fifa, qui a présenté sa démission la semaine dernière, quatre jours seulement après avoir été réélu pour un cinquième mandat consécutif.

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