Actualisé 23.10.2016 à 04:41

Etats-UnisClinton se jette dans la bataille pour le Congrès

Les deux candidats ont tenté de convaincre les électeurs de Pennsylvanie samedi. Clinton mène toujours dans les sondages.

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La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).

La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP
Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).

Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP
Donald Trump a rejoint Mike Pence et sa fille Ivanka (à droite) lors de son avant-dernier meeting de Manchester, dansl e New Hampshire, lundi soir. (Mardi 8 novembre 2016).

Donald Trump a rejoint Mike Pence et sa fille Ivanka (à droite) lors de son avant-dernier meeting de Manchester, dansl e New Hampshire, lundi soir. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP

Portée par des sondages flatteurs, Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidentielle américaine, a indiqué samedi soir qu'elle entendait aussi s'impliquer dans la bataille pour le Congrès d'ici le 8 novembre.

S'exprimant à bord de son avion frappé du slogan de sa campagne «Stronger together», l'ancienne secrétaire d'Etat a assuré ne plus vouloir répondre aux attaques ou déclarations provocatrices de son rival républicain Donald Trump, qui a promis samedi de poursuivre en justice les femmes l'accusant d'agressions sexuelles ou de harcèlement.

«Lors de nos déplacements au cours des 17 derniers jours, nous allons insister sur l'importance d'élire des démocrates à tous les niveaux», a déclaré Hillary Clinton, déterminée à capitaliser sur les divisions du camp adverse face à la candidature Trump.

Le 8 novembre, les Américains éliront leur président, mais aussi les élus de la Chambre des représentants pour deux ans et le tiers des sénateurs pour six ans.

Victoire démocrate au Sénat à portée de main

Si les deux chambres sont aujourd'hui aux mains des républicains, une victoire démocrate au Sénat semble à portée de main.

Devant près de 8000 personnes rassemblées en plein air à Philadelphie dans la nuit et un froid piquant, elle a appelé avec force les électeurs de Pennsylvanie à se mobiliser en faveur de Katie McGinty, candidate démocrate pour le Sénat

Restant prudente sur l'issue du scrutin mais évoquant «des signes encourageants» sur la participation, elle a souligné que «plus de 200 millions d'Américains» étaient enregistrés pour voter, «un chiffre jamais atteint dans l'histoire du pays».

La candidate démocrate a affiché sa volonté de mener le reste de la campagne sans se soucier des prises de position de Donald Trump. «J'ai débattu avec lui pendant quatre heures et demi (lors de trois débats), je n'ai plus l'intention de lui répondre», a-t-elle expliqué. «Il peut dire ce qu'il veut. Il peut mener sa campagne comme il le veut. Il peut partir dans toutes les directions. Je laisserai les Américains décider entre ce qu'il propose et ce que nous proposons».

En difficulté, ce dernier a tenté de rebondir samedi à Gettysburg (Pennsylvanie, est), lieu chargé d'histoire. Son équipe avait promis un discours référence sur ce qu'il ferait lors de ses 100 premiers jours à la Maison Blanche.

Trump poursuivra ses accusatrices

Le magnat de l'immobilier a en réalité repris l'essentiel des propositions égrenées au cours des mois écoulés et, comme souvent, n'a pu résister à la tentation de s'éloigner de son discours et lancer des attaques virulentes.

Il est revenu, avec beaucoup d'agressivité, sur les accusations d'agressions sexuelles ou de harcèlement dont il fait l'objet de la part d'une dizaine de femmes. «Toutes ces menteuses seront poursuivies en justice après l'élection», a-t-il affirmé.

Une nouvelle fois, il a aussi mis en doute la régularité des élections à venir: «Il y a de telles anomalies, c'est incroyable: 1,8 million de personnes décédées sont inscrites pour voter, et certaines d'entre elles votent! Je me demande comment c'est possible».

Promettant de «rendre sa grandeur à l'Amérique», Donald Trump a notamment promis de créer 25 millions d'emplois en 10 ans et de réduire les impôts.

Quand Trump reprend Lincoln

«Notre campagne représente une chance unique de changement, comme on n'en rencontre qu'une fois dans sa vie», a-t-il affirmé. «Hillary Clinton n'est pas en campagne contre moi mais contre le changement».

Reprenant les mots utilisés au même endroit par le président Abraham Lincoln (1861-1865) en 1863, lors d'un discours célèbre, le candidat a appelé de ses voeux un gouvernement «du peuple, par le peuple et pour le peuple».

Sur le fond, l'homme d'affaires populiste a cependant proposé une vision de l'Amérique très éloignée de celle mise en avant dans ce texte devenu emblématique de la démocratie américaine.

Hillary Clinton a ironisé sur le magnat de l'immobilier, qui s'est rendu «dans l'un des lieux les plus extraordinaires de l'histoire américaine et qui a dit en substance que s'il était président, il passerait son temps à poursuivre en justice les femmes qui l'ont accusé».

Avance de Clinton dans les sondages

«Quel que soit le degré de négativité de cette campagne, quelque chose est en train de se passer», avait affirmé un peu plus tôt la candidate à Pittsburgh (Pennsylvanie, est). «Les gens se rassemblent - démocrates, républicains, indépendants - pour rejeter la haine et les divisions».

«La colère n'est pas un projet», avait encore lancé, sous des applaudissements nourris, la candidate pour laquelle tous les indicateurs semblent au vert à l'approche du scrutin.

La moyenne des derniers sondages au niveau national lui donne une avance de six points (45,2% contre 39,2%) et elle est en tête dans 10 des 13 Etats-clés du scrutin, notamment en Floride (sud-est), Pennsylvanie, Michigan (nord) et Caroline du Nord (est). (nxp/afp)

Infobox

Hillary Clinton, maintient son avance face à Donald Trump dans la course aux grands électeurs, selon les données de States of the Nation publiées samedi.

Si l'élection présidentielle du 8 novembre prochain avait lieu cette semaine, Hillary Clinton aurait les voix de 326 grands électeurs et Donald Trump de 212.

La candidate démocrate devance son rival républicain dans la plupart des Etats où le milliardaire new-yorkais aurait besoin de gagner s'il veut avoir une chance de remporter le minimum de 270 grands électeurs nécessaires pour accéder à la Maison-Blanche.

(NewsXpress)

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