Norvège: Coalition entre la droite et l'extrême droite

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Le parti conservateur norvégien et le Parti du Progrès (FrP), une formation populiste et anti-immigration, ont annoncé lundi être parvenus à un accord sur la formation d'un gouvernement.

Les deux partis ont dévoilé lundi leur plateforme politique prévoyant entre autres l'ouverture des magasins le dimanche et un effort sur les infrastructures.

Les deux partis ont dévoilé lundi leur plateforme politique prévoyant entre autres l'ouverture des magasins le dimanche et un effort sur les infrastructures.

«Presque tout est en place», a déclaré la conservatrice Erna Solberg, future Premier ministre. Les deux partis ont dévoilé lundi leur plateforme politique prévoyant entre autres l'ouverture des magasins le dimanche et un effort sur les infrastructures. Certaines des mesures contenues dans ce document de 75 pages portent le sceau du FrP, comme la possibilité pour les policiers de s'armer et le durcissement annoncé des conditions de regroupement familial.

«Nous avons maintenant une main sur le volant et cela va se ressentir», a déclaré la cheffe du FrP, Siv Jensen, devant la presse. Selon elle, les demandeurs d'asile ayant commis des délits pourront être enfermés dans des centres, de même que ceux dont le dossier de demande a été définitivement rejeté, une mesure qui ne figure toutefois pas noir sur blanc dans la plateforme politique.

Le nouveau gouvernement veut aussi autoriser l'ouverture des magasins le dimanche, libéraliser légèrement les règles très strictes entourant la vente d'alcool et construire de nouvelles autoroutes où la vitesse maximale pourrait être portée à 130 km/heure contre 100 km/h sur les routes actuelles.

Réorganiser le fonds souverain

La coalition prévoit aussi de créer un fonds de 100 milliards de couronnes (15,2 milliards de francs) dont le rendement servira spécifiquement à la construction d'infrastructures.

Elle entend aussi réorganiser l'énorme fonds de pension souverain du pays, qui pèse actuellement plus de 700 milliards de francs, pour lui permettre d'investir dans les entreprises d'avenir et dans des projets dans les pays pauvres et les économies émergentes.

Une partie du fonds pourrait aussi être consacrée aux énergies renouvelables pour autant que les perspectives de rentabilité soient au moins aussi bonnes que pour ses autres investissements.

Appui des centristes

Pour faire adopter ces mesures, le nouveau gouvernement, minoritaire au Parlement, aura besoin de l'appui d'autres partis. Il a noué une alliance la semaine dernière avec deux petits partis de centre droit, les démocrates-chrétiens et les libéraux, qui se sont engagés à apporter un «soutien sans participation» au gouvernement, mais qui seront toutefois libres de rejeter certaines propositions.

Les conservateurs d'Erna Solberg, 52 ans, ont remporté les élections législatives le mois dernier, après deux mandats consécutifs des travaillistes. L'actuel Premier ministre, Jens Stoltenberg, devrait démissionner après la présentation du projet de budget 2014 le 14 octobre devant le parlement.

Bien que minoritaire, la coalition entre les conservateurs et le Parti du Progrès, dont fut membre Anders Behring Breivik, auteur de la tuerie de l'île d'Utoya en 2011, pourrait durer, la Norvège ayant une longue tradition en la matière. (ats)

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