Privatisation: Cointrin pas intéressé par l'aéroport de Lyon
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PrivatisationCointrin pas intéressé par l'aéroport de Lyon

L'aéroport de Genève retire sa candidature pour entrer dans le capital des Aéroports de Lyon (Saint-Exupéry et Bron), a annoncé le canton de Genève.

L'aéroport de Genève ne veut plus entrer dans le capital de l'aréport de Lyon.

L'aéroport de Genève ne veut plus entrer dans le capital de l'aréport de Lyon.

photo: Keystone/archive/photo d'illustration

«La coopération régionale, essentielle sur nombre de politiques publiques dont le transport aérien, est vivement souhaitée par le Conseil d'Etat» du canton de Genève, a indiqué ce dernier dans un communiqué publié jeudi soir.

«Toutefois, ce dernier a renoncé à autoriser Genève Aéroport à participer au consortium tel qu'il a été finalisé», a-t-il expliqué.

«En effet, les changements de partenaires financiers qui ont été opérés par la direction du consortium au cours de ces dernières semaines n'ont pas été de nature à convaincre le Conseil d'Etat de la viabilité de ce projet», a-t-il dit, sans donner de précision.

Le canton de Genève, propriétaire de l'aéroport de Genève, ajoute toutefois que cette décision ne remet pas en cause «le souhait de coopération à l'avenir avec les Aéroports de Lyon».

Pour deux milliards d'euros

L'Etat français a donné, le 10 mars, le coup d'envoi à la privatisation partielle des aéroports de Nice et de Lyon, qui pourrait lui rapporter autour de deux milliards d'euros, en lançant les appels d'offres pour la cession des 60% qu'il détient dans les deux infrastructures. Le choix des acquéreurs devrait intervenir cet été.

Selon les acteurs locaux lyonnais, l'aéroport dans son intégralité est valorisé entre 800 millions et un milliard d'euros. Avec ses 8,7 millions de passagers annuels, il arrive au 3e rang des aéroports français, derrière ceux de Paris et celui de Nice.

Le monde économique lyonnais estime que le développement de Saint-Exupéry a été longtemps bridé pour favoriser les aéroports parisiens. Il estime que l'aéroport de la capitale de la deuxième région française n'offre pas un nombre de liaisons directes à la hauteur de son poids économique. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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