Google Street View: Collecte illégale de données en Corée du Sud
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Google Street ViewCollecte illégale de données en Corée du Sud

La police sud-coréenne détient des éléments prouvant que Google a collecté de manière illégale des données privées pour son programme controversé Street View, qui répertorie avec des photos rues et bâtiments dans plusieurs pays, dont la Corée du Sud, a indiqué jeudi la presse.

L'unité de police spécialisée dans la cybercriminalité a décodé des données stockées sur des disques durs utilisés par StreetView et a trouvé des éléments montrant que des données ont été collectées de manière illégale, selon l'agence de presse Yonhap.

La police a confirmé cette information à l'AFP mais n'a pas souhaité donner de détails.

«Nous avons trouvé des notes et des contenus de mails, ainsi que des messages échangés par des services de messageries instantanées via des réseaux Wifi», selon un responsable de la police cité par Yonhap.

Des employés de Google, en Corée du Sud et aux Etats-Unis, ont déclaré pendant l'enquête ne pas savoir ce qui avait été collecté, a ajouté l'agence sud-coréenne.

La police avait perquisitionné les locaux de Google à Séoul en août dernier et saisi des disques durs.

Google s'est déclaré jeudi «profondément désolé d'avoir collecté par erreur» des données personnelles et indiqué qu'il coopérait avec la police et les autorités sud-coréennes des télécommunications.

«Notre objectif final est d'effacer ces données, conformément à nos obligations légales et en consultation avec les autorités adéquates», a ajouté le géant américain dans un communiqué.

Lancé en 2007, Google Street View fournit des vues panoramiques en trois dimensions de rues, permettant aux usagers de s'y déplacer virtuellement, mais ce service a déclenché une série de polémiques dans plusieurs pays.

En mai 2010, Google avait révélé que les voitures parcourant pour son compte les rues de plus de trente pays pour prendre des photos avaient collecté par inadvertance des données personnelles (courriels, vidéos notamment) transmises par wifi dans la rue.

Le géant d'internet s'est excusé à plusieurs reprises pour cette saisie de données privées, mais les autorités d'une dizaine de pays ont ouvert des enquêtes.

jhw/fmp/jr/lb (afp)

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