Catastrophe aérienne: Collision évitée de justesse sur Zurich
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Catastrophe aérienneCollision évitée de justesse sur Zurich

La Suisse a évité de justesse une catastrophe aérienne en juin 2009.

L'aéroport de Kloten a évité le drame, en 2009.

L'aéroport de Kloten a évité le drame, en 2009.

En raison de problèmes de compréhension entre une apprentie contrôleuse aérienne et son instructeur, deux avions ont failli se percuter au nord de l'aéroport de Zurich-Kloten.

Telle est la conclusion publiée mardi par le Bureau d'enquête sur les accidents d'avion (BEAA). Son rapport parle de «risque de collision élevé».

A l'époque de ce «grave incident», la situation dans l'espace aérien était délicate en raison du trafic important et de forts vents d'ouest. L'instructeur n'a pas remarqué que l'apprentie contrôleuse était dépassée.

Un Airbus d'Air France et un boeing de la compagnie à bas prix Ryanair, avec chacun près de 150 passagers à bord, traversaient alors le ciel helvétique aux environs de midi.

Juste avant que leurs chemins ne se croisent au-dessus de Trasadingen (SH), la contrôleuse a ordonné à l'avion d'Air France de procéder à une forte descente, oubliant le tracé entrepris par celui de Ryanair.

Une série de malentendus

Peu après, le radar signalait la possible collision. L'instructeur a alors pris les choses en main: il a ordonné par deux fois à l'équipage d'Air France de maintenir sa descente. Or, les pilotes étaient trop occupés par cette manoeuvre inhabituelle pour en donner la confirmation par radio.

Comme l'instructeur n'a pas eu connaissance des premiers ordres donnés par sa collaboratrice, il a faussement supposé que l'équipage d'Air France ne suivait pas ses propres instructions et a ordonné à l'appareil de Ryanair d'effectuer lui aussi une descente. Cette décision est difficilement compréhensible, écrit le BEAA, qui la met sur le compte de la subite situation de stress.

Lors de la phase d'évitement, les deux avions se sont croisés à une distance beaucoup trop insuffisante: l'écart latéral n'était que de 1,4 mile nautique (2,6 kilomètres), le vertical de 725 pieds (221 mètres). Le règlement prévoit une distance minimale de 5 miles et de 1000 pieds. La société de contrôle aérien Skyguide a indiqué que des mesures avaient entretemps été prises pour éviter ce genre de malentendus.

(ats)

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