Actualisé 19.05.2007 à 19:11

Colombie: La Suisse contre une opération militaire

La Suisse n'est pas favorable à une action militaire pour libérer les otages retenus par la guérilla des FARC.

Berne a réagi à des déclarations du président colombien Alvaro Uribe en faveur d'une libération par la force de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

«La Suisse appelle les parties concernées en Colombie à renoncer à toute action qui menacerait le dialogue nécessaire ou qui mettrait en danger la vie des personnes séquestrées», a indiqué samedi à l'ATS le chef de l'information du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Jean-Philippe Jeannerat.

Le DFAE reconnaît la souveraineté de la Colombie mais rappelle que la Suisse, en coopération avec l'Espagne et la France, mène une médiation en faveur des otages. La Suisse «persévère dans ses efforts pour faciliter la discussion d'un accord humanitaire et relancer le processus de paix en Colombie», a indiqué M. Jeannerat.

Les trois pays avaient proposé en décembre 2005 de créer une zone démilitarisée sous contrôle international dans le sud-ouest du pays, pour négocier un «échange humanitaire» d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables exigées par les deux camps ont fait échouer cette initiative.

Selon le témoignage d'un sous-officier de la police, John Frank Pinchao Blanco, Ingrid Betancourt et trois Américains sont tous détenus dans le même camp de prisonniers des rebelles, situé à la frontière avec le Brésil. La Franco-Colombienne a été enlevée par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) le 23 février 2002.

La France a également manifesté son opposition à une action militaire qui mettrait en danger la vie des otages. Jeudi, le nouveau président français Nicolas Sarkozy a affirmé dans une conversation téléphonique avec le président Uribe qu'il était «déterminé à obtenir le retour d'Ingrid Betancourt». (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!