Torgon (VS): Sortis du bâtiment en feu, les moniteurs ont évacué les enfants 

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Torgon (VS)Sortis du bâtiment en feu, les moniteurs ont évacué les enfants 

Mercredi matin, peu avant 8h, un incendie s’est déclaré dans l’ancienne patinoire de la Jorette. Aucun blessé n’est à déplorer, mais 120 personnes ont été évacuées.

par
Xavier Fernandez
Marc Fragnière

Le téléphone de la centrale d’alarme valaisanne a été plus que sollicité, mercredi matin. «Une épaisse colonne de fumée était visible loin à la ronde», explique un témoin. Tant et si bien que la police confirme que de nombreux signalements lui sont parvenus, tant du Valais que du canton de Vaud, y compris depuis la Riviera.

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Police cantonale VS

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Les flammes sont désormais visibles elles aussi, loin à la ronde.

Les flammes sont désormais visibles elles aussi, loin à la ronde.

Lecteur reporter
Police cantonale VS

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Vers 7h45, un incendie s’est déclaré dans l’ancienne patinoire de la Jorette, à Torgon. Réaffecté, l’édifice fait partie d’un complexe de trois bâtiments qui abritent, outre un complexe sportif, des bureaux, un magasin de vélos et une colonie de vacances. 120 personnes, dont 97 enfants, ont été évacuées. 

«Les moniteurs de la colonie, qui logeaient dans le bâtiment de l’ancienne patinoire, ont donné l’alerte et sont allés évacuer les enfants qui logeaient eux, dans les bâtiments annexes. Ces derniers n’ont jamais été en danger», explique Pierre-Paul Genevard, propriétaire des lieux.

Selon un voisin, les enfants, des petits Genevois âgés de 12 et 13 ans, ont été provisoirement installés à l’auberge des Caprins. «Vers 8h, je les voyais chahuter sur la terrasse. Puis, un peu plus tard, des bus floqués de l’inscription Collège du Léman les ont ramassés.» 

Le Collège du Léman a confirmé qu'un groupe d'étudiants de l'établissement se trouvait à l'Alpine Center de Torgon ce matin. Les enfants ont été ramenés à Genève par les bus du collège, puis pris en charge par l'établissement. «Ils sont tous en sécurité», a fait savoir le Collège du Léman.

Un hélicoptère à la rescousse

Vers 10h, au vu de l’importance de l’incendie, un hélicoptère bombardier d’eau a également été engagé pour le maîtriser. «En fait, il y avait un problème avec les lances des pompiers. Le débit d’eau n’était pas suffisant. C’est pour ça qu’un hélico est intervenu, comme s’il s’agissait d’un feu de forêt», a souligné un témoin.

Une demi-heure plus tard, l’incendie était considéré comme contenu, mais les travaux d’extinction se sont encore poursuivis plusieurs heures. Selon un autre témoin, c’est vers 15h que les pompiers ont commencé à ranger leur matériel. «Et il y a une grue qui vient d’arriver. J’imagine qu’elle va détruire ce qui reste de la charpente», a poursuivi cet habitant de Torgon.

Ce sont sont trente ans de souvenirs qui sont partis en fumée en deux heures

Pierre-Paul Genevard, propriétaire des lieux.

«Ce sont trente ans de souvenirs que sont partis en fumée en deux heures», s’est désolé Pierre-Paul Genevard, le propriétaire des lieux et de l’équipementier Goldtest, qui habille notamment les écoles suisses de ski.

À l’heure actuelle, les causes de l’incendie ne sont pas connues et les dégâts n’ont pas pu être chiffrés. «Tout ce que l’on sait, c’est que le feu a pris dans les bureaux de Goldtest où il ne semble pas y avoir eu d’effraction. Cela met hors de cause l’éventualité de l’explosion d’une batterie d’un e-bike dans le magasin de vélos. L’ancienne patinoire est entièrement détruite, quant aux autres bâtiments (ndlr: ceux qui abritent les principaux dortoirs), on ne déplore que quelques vitres qui ont explosé», précise Pierre-Paul Genevard. 

Selon le propriétaire, le complexe avait du reste fait l’objet d’un contrôle IVT (entreprise spécialisée en équipement de sécurité incendie) l’an dernier et tous les extincteurs avaient été remplacés.

Les poules ont eu chaud

Un petit poulailler se trouvait à proximité de bâtiment en feu. Très rapidement, les pompiers ont ouvert les portes et fait fuir les volatiles. «C’était marrant de les voir gambader dans la prairie. Étonnamment, les poules essayaient souvent de revenir et les pompiers devaient les empêcher d’approcher du feu. Mais, le plus drôle, c’était quand il a fallu les attraper pour les remettre dans le poulailler», a souri un témoin. 

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