Coltorti en course pour être le gardien no 1
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Coltorti en course pour être le gardien no 1

Son incroyable bourde contre Lucerne le 12 août dernier avait fait rire tout le pays.

Dix jours plus tard, il était l'un des grands artisans du succès 2-1 de l'équipe de Suisse à Genève face aux Pays-Bas. Pour Fabio Coltorti, la roue a tourné bien vite.

Aujourd'hui, le Lucernois est revenu à la hauteur de Diego Benaglio dans la lutte pour la place de no 1 à l'Euro. Ce samedi, Fabio Coltorti sera titulaire contre l'Autriche selon le tournus instauré depuis le début de l'année par Köbi Kuhn. Coltorti doit compter les heures avant ce rendez-vous du Letzigrund si l'on sait qu'il n'a plus joué depuis le... 26 août et une défaite 1-0 des Grasshoppers à Thoune.

Un rêve exaucé

A quelques jours de la fermeture du mercato, Fabio Coltorti a signé un contrat de quatre ans au Racing Santander. «J'ai toujours rêvé de jouer à l'étranger, avoue-t-il. Grasshoppers ne participait pas cette saison la Coupe de l'UEFA. L'équipe de Suisse ne dispute pas un seul match de compétition avant l'Euro. Il était bien difficile de me mettre en valeur sur la scène internationale. Puis, l'offre de Santander est arrivée. Elle ne se refusait pas !»

Au Racing, Fabio Coltorti est, pour l'instant, barré par Antonio Rodriguez Martinez, dit Tono, qui est titulaire depuis 2006. L'entraîneur Marecelino Garcia Toral a maintenu sa confiance à Tono après deux défaites de rang face à l'Altetico Madrid (4-0) et Villarreal (2-0). Ce choix s'est avéré judicieux dans la mesure où Tono est resté invaincu lors des deux derniers matches à Almeria (1- 0) et devant Valladolid (2-0). «Cette volonté de ne pas condamner un gardien après une ou deux défaites jouera peut-être en ma faveur à l'avenir, lâche Coltorti. Si je joue, je bénéficierai moi aussi d'un certain droit à l'erreur».

Le temps presse

Fabio Colorti sait très bien que ses chances d'être titularisé à l'Euro seront pratiquement nulles s'il ne gagne pas sa place de titulaire en Liga. «Je connais la situation. Mais qui sait ce qui aurait pu arriver si j'étais resté aux Grasshoppers ? Je dois m'imposer à Santander. J'ai de très bonnes cartes pour y parvenir. Mon transfert au Racing fut l'une des meilleures décisions que j'ai prise dans ma vie...»

Le temps presse cependant pour Coltorti. On le sait, Köbi Kuhn tranchera la question du gardien en février prochain. D'ici-là, Coltorti doit impérativement obtenir du temps de jeu en Espagne. Il doit, par ailleurs, confirmer samedi contre l'Autriche la très grande impression laissée contre les Pays-Bas.

Un bilan qui tranche

Depuis la Coupe du monde en Allemagne, Fabio Coltorti a été appelé à cinq reprises par Köbi Kuhn, contre le Lichtenstein (45 minutes), le Costa-Rica (45'), l'Autriche (45'), la Jamaïque (90') et les Pays-Bas (90'). Il n'a concédé qu'un seul but. Son bilan chiffré tranche avec ceux de Pascal Zuberbühler (6 buts) et de Diego Benaglio (10). Il est vrai que ce dernier a eu la «malchance» de jouer deux matches, contre l'Allemagne (1-3) et le Japon (3-4), au cours desquels il fut vraiment trahi par sa défense.

«Mais Fabio est entré parfois dans de drôles de galères, souligne l'entraîneur des gardiens Erich Burgener. A Innsbruck contre l'Autriche, ce n'était pas évident d'être introduit à la pause alors que nous étions menés 2-0. Coltorti n'a pas à rougir de son bilan en équipe nationale. Bien au contraire». Soucieux de conserver une certaine neutralité sur la question du no 1, Erich Burgener n'en dira pas plus. Il reconnaît toutefois l'impérieuse nécessité pour Fabio Coltorti de gagner sa place à Santander... (ats)

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