Actualisé 08.08.2017 à 08:31

Energy Challenge

Combien d'énergie grise dans mon cervelas?

Fabrication, transport, stockage et emballage influencent le bilan énergétique des produits alimentaires. Il est toutefois difficile de le calculer avec précision.

de
Stephanie Sigrist
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«L'énergie grise des aliments correspond à la quantité d'énergie nécessaire au produit. Elle se trouve par exemple dans le besoin en chauffage et en électricité, dans la fabrication et la transformation des denrées alimentaires, dans le carburant consommé pour le transport, dans l'emballage du produit, ainsi que dans le besoin en électricité et en chaleur pour le stockage, la vente et la préparation», explique Matthias Stucki, directeur du groupe de recherche sur les écobilans à la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW). Quen est-il par exemple du cervelas?

«L'énergie grise des aliments correspond à la quantité d'énergie nécessaire au produit. Elle se trouve par exemple dans le besoin en chauffage et en électricité, dans la fabrication et la transformation des denrées alimentaires, dans le carburant consommé pour le transport, dans l'emballage du produit, ainsi que dans le besoin en électricité et en chaleur pour le stockage, la vente et la préparation», explique Matthias Stucki, directeur du groupe de recherche sur les écobilans à la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW). Quen est-il par exemple du cervelas?

Keystone/Martin Ruetschi
Pour le cervelas, l'énergie grise couvre l'élevage des boeufs et des porcs, ainsi que la production du fourrage pour les animaux, la consommation de carburant pour le transport par camion, la consommation électrique de l'abattoir et la réfrigération des saucisses lors du stockage. Sans oublier la production de plastique pour l'emballage, le besoin en électricité pour la lumière et la réfrigération dans le cadre de la vente dans le commerce, la production du charbon de bois pour les grillades et l'élimination des emballages.

Pour le cervelas, l'énergie grise couvre l'élevage des boeufs et des porcs, ainsi que la production du fourrage pour les animaux, la consommation de carburant pour le transport par camion, la consommation électrique de l'abattoir et la réfrigération des saucisses lors du stockage. Sans oublier la production de plastique pour l'emballage, le besoin en électricité pour la lumière et la réfrigération dans le cadre de la vente dans le commerce, la production du charbon de bois pour les grillades et l'élimination des emballages.

Keystone/Martin Ruetschi
Veau: «La majeure partie de l'énergie est en général utilisée pour la production du fourrage pour les animaux. Il faut près de deux tonnes de lait et de foin pour élever un veau d'environ 200 kilogrammes de poids vif», explique M. Stucki.

Veau: «La majeure partie de l'énergie est en général utilisée pour la production du fourrage pour les animaux. Il faut près de deux tonnes de lait et de foin pour élever un veau d'environ 200 kilogrammes de poids vif», explique M. Stucki.

Keystone/Sigi Tischler

En décembre 2016, 20 Minutes a voulu savoir ce qui incarne la Suisse pour les lecteurs et a ainsi confronté 40 caractéristiques, réussites et produits alimentaires entre eux, du quadrilinguisme au chocolat, en passant par la démocratie directe. Après quelque trois millions de duels, le résultat est enfin tombé. Et le palmarès n'est pas dominé par notre forme de gouvernement ou la neutralité, mais par la cuisine. La fondue arrive en première position, avec une bonne longueur d'avance sur le cervelas. Quant au chocolat suisse, qui fait notre renommée à l'étranger, il a raté de peu sa place sur le podium, supplanté par la ponctualité, qui arrive donc sur la troisième marche. En cinquième position, les lecteurs ont choisi l'éternel combat entre les enfants Migros et Coop. Ce résultat ne surprend pas le sociologue François Höpflinger: «Les êtres humains s'identifient plus facilement à des objets qu'à des concepts abstraits comme la neutralité». Selon lui, la nourriture est ancrée dans notre quotidien.

Au retour des beaux jours, les cervelas devraient d'ailleurs se retrouver nettement plus souvent au menu que la fondue. Les Suisses sont aussi des fans invétérés de barbecue, activité qui s'est transformée en véritable art ces dernières années. En 2014, on a ainsi observé que Monsieur et Madame Suisse déboursaient toujours plus pour de bonnes grillades. De plus, d'innombrables plates-formes de recettes fournissent des conseils en la matière, qui vont bien au-delà de la simple préparation de la viande. Ainsi, griller des légumes, des accompagnements, voire des desserts n'est aujourd'hui plus un sacrilège. Mais le cervelas reste le classique par excellence.

Chaque étape de la vie d'un produit demande de l'énergie

Combien d'énergie grise contient réellement un produit suisse typique? «L'énergie grise des aliments correspond à la quantité d'énergie nécessaire au parcours du produit. Elle se trouve par exemple dans le besoin en chauffage et en électricité, dans la fabrication et la transformation des denrées alimentaires, dans le carburant consommé pour le transport, dans l'emballage du produit, ainsi que dans le besoin en électricité et en chaleur pour le stockage, la vente et la préparation», explique Matthias Stucki, directeur du groupe de recherche sur les écobilans à la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW).

Pour le cervelas, cela couvre notamment l'élevage des bœufs et des porcs, ainsi que la production du fourrage pour les animaux, la consommation de carburant pour le transport par camion, la consommation électrique de l'abattoir et la réfrigération des saucisses lors du stockage. Sans oublier la production de plastique pour l'emballage, le besoin en électricité pour la lumière et la réfrigération dans le cadre de la vente dans le commerce, la production du charbon de bois pour les grillades et l'élimination des emballages. «La majeure partie de l'énergie est en général utilisée pour la production du fourrage pour les animaux. Il faut en effet près de deux tonnes de lait et de foin pour élever un veau d'environ 200 kilogrammes de poids vif», explique M. Stucki.

«Le mode de production varie légèrement d'un agriculteur à un autre»

Il est néanmoins difficile de donner des chiffres précis pour l'énergie grise ou l'écobilan des denrées alimentaires: «De très nombreux chiffres et informations entrent dans le calcul des aspects environnementaux sur le cycle de vie d'un produit. Or, ces données, par exemple la quantité de fourrage donnée à un veau, ne sont pas inscrites sur l'emballage». Etant donné qu'il existe souvent des différences dans la production et qu'elles peuvent fortement influencer le résultat, il est recommandé d'éviter les généralisations hâtives. Selon M. Stucki, cela est particulièrement vrai pourles produits agricoles: «Le mode de production varie légèrement d'un agriculteur à un autre». Sachez enfin que l'encadré vous propose des conseils pour améliorer votre écobilan alimentaire.

Conseils pour améliorer votre écobilan alimentaire

Matthias Stucki, directeur du groupe de recherche sur les écobilans à la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW), révèle quelques règles de base pour limiter autant que possible la part d'énergie grise dans les denrées alimentaires:

- Renoncer régulièrement aux produits d'origine animale comme la viande, les ufs et le lait, car ils contiennent généralement bien plus d'énergie grise que les produits végétaux.

- Préférer les denrées alimentaires produites en Europe ou, à défaut, qui ont été transportées par bateau. Le fret aérien de produits frais venus d'autres continents est en effet particulièrement gourmand en énergie.

- Acheter des légumes saisonniers de culture en plein air plutôt que ceux cultivés sous serres chauffées.

- Apprécier la valeur de la nourriture et acheter seulement ce qui est rapidement consommé. Réutiliser les restes, afin de ne pas gaspiller de précieux aliments.

L'Energy Challenge 2017 est une campagne nationale lancée par Suisse énergie et l'Office fédéral de l'énergie. Elle traite des sujets liés à l'efficience énergétique et aux énergies renouvelables. En tant que partenaire média, «20 minutes» se penchera sur la thématique avec des graphiques, des reportages et des interviews. Pour plus d'informations, téléchargez gratuitement l'application Energy Challenge pour Android et iOS.

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