Actualisé 01.04.2008 à 12:52

Comité interpartis pour un «non» à l'initiative «muselière»

Les autorités fédérales ne doivent pas être «muselées» avant les votations fédérales.

Le comité interpartis «Non à l'initiative dite muselière» a présenté mardi ses arguments lors d'une conférence de presse à Berne. Composé de représentants de l'UDC, du PRD, du PS, des Verts, des Verts libéraux, des libéraux et du parti évangélique suisse, le comité estime que le Conseil fédéral et les cadres supérieurs de l'administration doivent pourvoir donner leur avis lors de votations, à l'instar de tous les milieux intéressés.

Selon le conseiller aux Etats neuchâtelois Didier Burkhalter (PRD), l'initiative est excessive et doit être rejetée en faveur du contre-projet indirect accepté par le parlement. Le texte adopté prévoit notamment que le Conseil fédéral s'en tienne strictement aux décisions du Parlement. Le Conseil national avait accepté le texte le 5 octobre dernier par 146 voix contre 48 et le Conseil des Etats par 42 voix contre zéro. Si l'initiative est rejetée, c'est ce contre-projet indirect qui sera appliqué.

Pour la conseillère nationale soleuroise Bea Heim (PS), la population attend des autorités fédérales qu'elles s'engagent lors des votations. C'est précisément lorsque des campagnes soutenues avec de gros moyens financiers que les autorités fédérales doivent agir. Pour la représentantes des Verts, la conseillère nationale Ruth Genner (ZH), il n'est pas indiqué d'interdire le gouvernement de parole - même si ce qu'il dit n'est pas toujours apprécié. En matière de politique étrangère, particulièrement, la voix du gouvernement doit être prise en compte et l'on doit être au clair sur les conséquences des choix opérés.

L'initiative - refusée par les Chambres - avait été déposée en août 2004, avec 106'000 signatures. (ap)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!