Wimbledon - «Comme Ivan a appris, on va pouvoir jouer au Jass»
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Wimbledon«Comme Ivan a appris, on va pouvoir jouer au Jass»

Comment Roger Federer va-t-il occuper son «middle sunday» sans famille ni maison? «J’irai faire un tour dans le lobby de l’hôtel», se marre-t-il.

par
Mathieu Aeschmann
Roger Federer est «très prudent dans ses contacts» pour ne pas risquer une mauvaise surprise au moment de recevoir le résultat du test PCR qu’il passera dimanche.

Roger Federer est «très prudent dans ses contacts» pour ne pas risquer une mauvaise surprise au moment de recevoir le résultat du test PCR qu’il passera dimanche.

AFP

Si ce Wimbledon était normal, Roger Federer aurait réuni son premier cercle, samedi soir, autour d’un barbecue dans le jardin de sa maison du «Village». Pour fêter cette assurance qui revient match après match, il y aurait eu des saucisses de Saint-Gall (le canton d’origine de son père) et de la moutarde Thomy (on ne se refait pas). Mais rien n’est pareil cette année et «le Maître» va traverser son premier «middle sunday» dans la bulle, sans maison ni famille. Pas trop compliqué pour quelqu’un qui adore être entouré de ses proches?

«Eh bien, je vais descendre dans le lobby de l’hôtel, faire un tour et remonter dans ma chambre en me disant: "Ah c’était trop cool, ça fait du bien"», ironisait-il samedi après sa victoire convaincante contre Cameron Norrie. Roger Federer était d’humeur badine car ses sensations reviennent. Mais comme tout le monde, il cherche des moyens de tuer le temps dans l’univers étriqué de la bulle sanitaire.

Test PCR pour tout le monde

«L’événement principal de ce dimanche, c’est que toute l’équipe se fait tester, expliquait-il ensuite plus sérieusement. Je suis extrêmement prudent dans mes interactions depuis notre arrivée. Même si on ne peut pas tout maîtriser, je veux tout faire pour éviter la mésaventure vécue par Jo Konta (ndlr: disqualifiée avant son premier tour parce qu’un membre de son staff était positif). Sinon, je viendrai au stade m’entraîner, cela tue le temps avec les deux heures de trajet. On fera l’analyse de match de Norrie et celle en prévision du match contre Sonego (ndlr: lundi vers 18h30). Et puis je passerai un moment au téléphone avec la famille.»

Voilà pour le programme, enfin presque. Parce qu’à l’image des «anciens» du FCB (Streller, Frei, etc.) et d’autres sportifs suisses de son âge, «RF» ne rate jamais une occasion de jouer au Jass. En Coupe Davis déjà, le Chibre animait les soirées (Federer-Allegro contre Lüthi-Wawrinka). Or, pour reproduire ce schéma «deux contre deux» dans la «Wimbledon bubble», il fallait organiser une formation accélérée pour Ivan Ljubicic. «Heureusement, Ivan sait désormais jouer. On l’a bien entraîné à Roland-Garros, souriait le Bâlois. Il se débrouille de mieux en mieux, nous sommes donc quatre avec Seve (Lüthi) et Dani (Troxler, son physio).» La petite histoire ne dit pas qui a accepté de faire équipe avec le Croate.

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