Actualisé 11.01.2015 à 20:43

Ski alpinComme la Norvège, mais en beaucoup moins bien

Swiss-Ski peine à amener la relève à un niveau élevé dans les disciplines techniques. Les épreuves d'Adelboden, ce week-end, ont renforcé cette constatation.

de
Jean-Philippe Pressl-Wenger, Adelboden
Luca Aerni (à droite) a été le Suisse le mieux classé en slalom (19e). De quoi se gratter la tête.

Luca Aerni (à droite) a été le Suisse le mieux classé en slalom (19e). De quoi se gratter la tête.

Les Suisses ne sont pas à l'abri d'un bon résultat. C'est un peu la sensation qui domine après le géant misérable de ­samedi et le slalom de dimanche, marqué par la 19e place de Luca Aerni. Les résultats de ce début de saison sont loin d'être satisfaisants, et les coureurs en sont évidemment les premiers déçus.

Du côté de Swiss-Ski, on continue de demander de la patience. Depuis bientôt deux ans. «Faire le pas vers la Coupe du monde et y trouver sa place prend du temps pour un skieur», détaille le chef du ski de compétition, Rudi Huber. Pourtant, les Norvégiens, qui disposent de beaucoup moins de moyens que la fédération helvétique, parviennent quasiment chaque année à amener un jeune vers les podiums. Dans le sillage de Svindal et de Jansrud, il y a eu Kristoffersen et finalement Solevaag. «C'est juste, mais ils travaillent dans de plus petites structures et sans pression, enchaîne le technicien autrichien. Nous essayons aussi de le faire, et nos jeunes ont les mêmes ­occasions que les Norvégiens. Faut-il encore qu'ils les saisissent.»

Remis en question par certaines voix à l'interne, Rudi Huber reste serein. «J'ai le soutien du Présidium et des associations régionales, assure-t-il. Nous avons de bonnes structures, un bon programme. Il faut juste que les entraîneurs et les athlètes veuillent bien le mettre en œuvre.» Cette dernière remarque laisse clairement supposer que le message de l'Autrichien a de la peine à passer. «La seule chose qui puisse nous aider, c'est un bon résultat, explique le descendeur Beat Feuz, qui a officié comme ouvreur hier. Tout le reste, c'est de la cuisine interne à la Fédération.»

Reste à espérer que les ­spécialistes de la vitesse, dont l'Emmentalois fait partie, fassent oublier, samedi sur le mythique Lauberhorn, le raté de ce premier week-end dans l'Oberland.

Twitter, @JPPresslWenger

«Pour ma part, je dois dire que ça va bien»

«Je me suis planté. Je vais prendre un peu de recul et tenter de me préparer au mieux pour Wengen. Mon début de saison n'est pas manqué pour autant. A l'entraînement, mes coéquipiers réalisent les mêmes temps que moi. J'ai peut-être l'air d'un leader, vu de ­l'extérieur, mais je ne me considère pas comme tel. On a une équipe jeune, qui met en place ce qu'il faut pour viser les podiums dans les années à venir. Les médias pensent que le ski suisse est dans une mauvaise passe. On ne s'en préoccupe pas et on continue de travailler. Personnellement, je dois dire que ça va plutôt bien.»

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