Actualisé 13.07.2012 à 06:56

Avalanche à Chamonix (F)«Comme si j'étais dans une machine à laver»

Un guide de montagne, rescapé de la terrible avalanche du Mont Maudit, qui a coûté la vie à 9 personnes jeudi matin, raconte la sensation d'être prisonnier d'une coulée de neige.

de
cga

Daniel Rossetto 63 ans a survécu à l'une des avalanches les plus meurtrières dans les Alpes, ces dernières années. Emporté par la coulée, il souffre seulement d'une luxation de l'épaule mais a bien conscience d'être un miraculé. Dans les colonnes du «Parisien», il raconte le déroulement de cette expédition qui a tourné au drame sur la route du Mont-Blanc.

«Quand on est montés, on ne voyait pas grand-chose, il faisait encore nuit», se souvient ce guide indépendant qui effectuait l'ascension avec deux clients danois. Dans ces cas-là la lampe frontale est de rigueur, mais Daniel Rossetto l'assure, l'expédition n'a pris aucun risque: «on suivait une vieille trace, sans aucune accumulation de neige, il n'y avait pas de danger».

«Sans bruit, juste un souffle»

Mais peu après 5 heures du matin l'avalanche s'est déclenchée, «sans bruit, juste un souffle». «J'ai senti la neige arriver sur moi, raconte le guide des Ouches au quotidien francilien. Nous avons essayé de résister mais ça nous a poussés tout en bas de la pente, à 250 m de l'endroit où nous nous trouvions.»

«On est pris dedans, ça vous bouscule, ça vous fait faire des sauts. A chaque choc, on se demande si cela ne va pas être plus grave. C'est comme si j'étais dans une machine à laver. Arrivé en bas de la pente, j'étais ensaucissonné dans ma corde», détaille le survivant sur son lit d'hôpital.

Sa chance? «On était en bordure de l'avalanche, tandis que d'autres groupes se sont retrouvés ensevelis sous d'importantes masses de neiges», a décrit Daniel Rossetto sur France 3 Rhône/Alpes.

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