Suisse: Commencer le français plus tard n'a pas d'avantages
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SuisseCommencer le français plus tard n'a pas d'avantages

Supprimer l'enseignement de la langue de Molière à l'école primaire n'est pas vraiment nécessaire, selon une étude publiée vendredi.

photo: Keystone/ARCHIVES - PHOTO D'ILLUSTRATION

Le modèle actuel 3/5, à savoir l'anglais à partir de la 3e primaire et le français dès la 5e, n'est pas remis en question, a indiqué vendredi devant les médias à Lucerne Beat Jörg, président de la Conférence des directeurs cantonaux de l'éducation de Suisse centrale. L'étude, étude effectuée dans les cantons de Suisse centrale et mandatée à la suite de motions politiques demandant que le français ne soit enseigné qu'au secondaire. a été conduite auprès de 3700 élèves de 6e et 8e année, sans les pré-gymnasiens.

Tous les cantons de Suisse centrale à l'exception d'Uri suivent ce modèle. A Uri, le français est enseigné à partir de la 7e, laissant la priorité à l'italien en 5e.

Moins d'heures, moins de compétences

La conclusion principale de l'étude est que le nombre de périodes d'enseignement de la langue est déterminant pour les compétences acquises. Dans les cantons où les élèves ont le moins d'heures de français, les compétences dans cette branche sont plus faibles que dans les cantons qui ont davantage d'heures.

Ainsi, les élèves uranais, qui ont deux ans d'enseignement de moins que leurs camarades des cantons voisins, sont à la traîne en français. Le plan d'enseignement uranais ne prévoit pas un nombre de périodes plus élevé dans le secondaire pour compenser l'absence de français dans le primaire.

L'étude ne dit en revanche pas si l'absence de français au primaire a des répercussions positives pour les autres branches, un argument souvent avancé par les détracteurs du français précoce. Une étude du Fonds national suisse de 2009 avait toutefois montré que les compétences en allemand ne souffraient pas de l'apprentissage de deux langues étrangères, a rappelé le ministre uranais Beat Jörg.

Elèves plus motivés par l'anglais

Autre conclusion de l'étude: les élèves de Suisse centrale sont loin d'atteindre les buts en français, fixés par le plan d'études. Ils se montrent en outre beaucoup moins motivés par cette branche que par l'anglais.

Leurs résultats dans la langue de Shakespeare sont jugés «réjouissants» alors que la Conférence des directeurs cantonaux estime leurs compétences en français «clairement insatisfaisantes». Un groupe de travail sera chargé d'élaborer des mesures pour améliorer le niveau des élèves. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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