Vaud: Comment Lausanne compte apaiser ses nuits

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VaudComment Lausanne compte apaiser ses nuits

Dès le 15 octobre, six personnes seront dans les rues de Lausanne entre 18 heures et 2 heures du matin.

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ats/nxp
Deux des six nouveaux employés de la Ville présentés mardi avec leur uniforme.

Deux des six nouveaux employés de la Ville présentés mardi avec leur uniforme.

Entre police et social, six correspondants de nuit vont essayer de désamorcer dès le 15 octobre les conflits qui naissent durant les nuits lausannoises. Leur arme principale sera le dialogue de 18 heures à 2 heures du matin en fin de semaine. Budgété à 1,5 million de francs, le projet-pilote est prévu sur deux ans.

«Nous serons des yeux dans la nuit, aussi pour porter assistance», a expliqué mardi Vincent Léchaire, responsable des correspondants de nuit. La répartition des tâches entre les différents intervenants nocturnes sera sans doute la tâche la plus difficile, selon lui.

Apaiser les nuits

Ni policiers, ni assistants sociaux, ni éducateurs de rue, les correspondants sont «le chaînon manquant» pour apaiser les nuits lausannoises, assure le municipal Grégoire Junod. Le modèle s'inspire de ce qui se fait à Zurich ou à Vernier.

Il faut marquer «la présence de l'autorité dans la vie nocturne, avec un contrôle social sur ces comportements», a affirmé le directeur du logement et de la sécurité publique. Mais les correspondants de nuit, tous à un horaire à 60% avec un uniforme propre, n'auront pas de compétences de police, ils ne seront pas assermentés. Ils s'occuperont de «l'infra-pénal».

Forte coordination

De 18 heures à 2 heures du matin, les jeudis, vendredis, et samedis, ils fonctionneront le plus souvent en duo dans un périmètre extérieur, comme des parcs publics ou l'entrée du Flon (Place de l'Europe) par exemple. Ils travailleront «en très forte coordination opérationnelle» avec tous les services de la ville impliqués: de la police au sanitaire en passant par les parcs et domaines pour les déchets sauvages.

Questionné sur la fin de l'horaire à 2 heures, alors que beaucoup de situations dégénèrent plus tard, Grégoire Junod a clairement laissé entendre que le dialogue se révélait peu efficace plus tard dans la nuit. «Après 2 heures, le travail de médiation est compliqué», selon le municipal.

«On arrive un peu à la fin de la saison, en été ça prend d'autres proportions», a reconnu Vincent Léchaire. Durant un mois d'immersion en septembre, la nécessité de s'adapter immédiatement à des contextes très différents l'a frappé. Dans quel endroit, à quelle heure, avec quel type de gens? La tâche des correspondants de nuit s'annonce variée.

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