Actualisé 12.01.2010 à 21:16

Smart

Comment mon iPhone a changé ma vie

Imité, pas encore (jamais?) égalé, l'iPhone révolutionne notre quotidien. La preuve.

de
Stéphanie Billeter

7 h 30 Une musique blues me réveille en douceur. Bonjour l'iPhone!

7 h 31 Tiens, il ne répond pas. Une idée à creuser, n'est-il pas, Steve Jobs?

8 h 00 Devant un thé (vert, le thé), je tactilise sur mon 3GS (noir, le 3GS). Direction les applications des médias. Après un tour sur Facebook. Tiens, une fenêtre s'ouvre, me demandant si je veux synchroniser mes contacts avec mon profil pour que tous mes amis les voient. Ça va pas, non?

8 h 10 Les news. J'apprends sur l'appli du Figaro qu'App­Store a généré le téléchargement de 3 milliards de petits logiciels en dix-huit mois. Waouh, on se sent moins seul au monde, d'un coup!

8 h 30 «Le» souci de l'iPhone, il n'accepte pas Flash. Mais il sert de modem pour surfer sur mon merveilleux Macbook (qui a soupiré?)

8 h 55 En route pour le bureau, changement de direction: je dois me rendre à Zurich. Pas question de faire la queue devant les machines, un clic sur le logo CFF, je consulte les horaires et achète mon billet.

9 h 45 En voiture! Pour passer le temps, écouter de la musique, bien sûr, mais surtout, une fois les mails lus, jouer aux applications les plus débiles possible. Et il y en a! Ah, le lancer de boulettes de papier dans la corbeille, toujours un must.

10 h30 Un peu marre des boulettes de papier. Tiens, si je déformais mes photos? Version Polaroïd, dessin, même Lego, il y a de quoi amuser la galerie. Et tout en téléchargement gratuit.

11 h 00 Je rêve de Londres et Paris. Visite virtuelle du Louvre ou de la National Gallery, c'est (presque) comme si j'y étais. D'autant que je dessine mes trajets grâce à MetrO, l'application de tous les métros du monde. Même celui de Lausanne y côtoie celui de Kyoto.

11 h 56 Perdue dans les musées, j'ai failli oublier de descendre.

12 h 15 Suivant pas à pas ­Google Maps, je trouve illico le lieu de rendez-vous. La désorientation, je ne connais plus. Ou presque.

15 h 30 Je réalise qu'il va falloir passer la nuit ici. Problème? Non, merci HotelBooker!

Voilà une application 4 étoiles qui permet de trouver les chambres d'hôtel disponibles dans l'immédiat, prix compris.

15 h 31 Je constate que l'iPhone a un défaut, il lui manque démaquillant et ­crème de beauté. A noter sur Shopper, la liste de courses en réseau.

15 h 32 Mon iPhone vibre. Tiens, c'est aussi un télé­phone? Un verre ce soir? Entre lire le «Libé» du lendemain en live, regarder un épisode d'une série et jouer à Trivial Pursuit, je devrais pouvoir me libérer. Ou pas.

La guerre Google-iPhone parodiée

A peine lancé, le Nexus One de Google, et surtout la guéguerre annoncée avec l'iPhone, ont inspiré une télévision new-yorkaise, Landinettv, spécialisée dans les productions comiques.

Dans un clip visible également sur YouTube, le Nexus est rebaptisé le «Google's fuck you iPhone», et il dispose d'incroyables applications (comme «Je te fais pipi dessus») juste pour emmerder Apple. Humour gras, mais à la hauteur de toutes les applications inutiles qu'on cherche à nous fourguer.

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