«Comment nous séparer de notre pitbull?»

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«Comment nous séparer de notre pitbull?»

Un couple désirant un enfant a décidé de mettre fin aux jours de son pitbull. Mais le vétérinaire ne veut pas euthanasier «Thor».

Cédric Roth et son amie ont pris une décision difficile: euthanasier «Thor», leur pitbull de 5 ans et demi. Le chien et ses maîtres ont pourtant suivi des cours d'éducation canine, comme l'impose la loi. «Thor» a participé à des concours de dressage et en a gagné un. Jamais il ne s'est montré agressif. Mais voilà: le couple a décidé d'avoir un enfant. Et la suite d'agressions impliquant des molosses leur fait peur. «Il est exclu que nous prenions le risque de faire cohabiter le chien et le bébé», tranche Cédric Roth.

Le vétérinaire qui suit le chien, en bonne santé physique et mentale, a refusé de l'euthanasier. «Faut-il attendre un accident pour le faire piquer?» demande Cédric Roth. La SPA? Le couple ne veut pas lui confier «Thor»: il resterait sur territoire genevois, dans les mains d'un maître qui pourrait se révéler dangereux, ce qui ne ferait que repousser le problème. La SPA, qui ne tue que les animaux agressifs, se veut rassurante: le chien est doux, il trouvera un preneur sur lequel une enquête sera menée afin de s'assurer de ses capacités. «Nous ne mettons pas ce genre de chien dans les cités», résume sa directrice.

«Les vétérinaires n'ont pas l'interdiction de supprimer un chien bien portant, mais ils ont la possibilité de refuser de le faire», précise Laurence Mermoud, de l'Office vétérinaire cantonal. Certains acceptent donc cette tâche. Reste à trouver lesquels.

David Haeberli

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