Températures sibériennes: Comment protéger les animaux du froid
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Températures sibériennesComment protéger les animaux du froid

La Suisse entière grelotte. Voici quelques recommandations destinées à vos compagnons à quatre pattes.

par
Olivia Fuchs
Les animaux aussi souffrent du froid.

Les animaux aussi souffrent du froid.

Les Suisses s'organisent de différentes manières pour faire face au froid sibérien prévu pour ce weekend. Mais les animaux peuvent-ils compter sur leur fourrure ou un chaud plumage pour se protéger du froid? La protection suisse des animaux (PSA) a réuni quelques conseils à ce propos.

Médor nécessite-t-il un manteau et des chaussons? «Ce type d'accessoire relève plus de la cosmétique. L'air dans le poil est un isolant suffisant», informe Grégoire Seitert, vétérinaire cantonal genevois. Reste qu'en ce moment, ces articles de mode sont très appréciés. «Chaque année, nous vendons beaucoup de manteaux pour chiens. Et nos chaussures fonctionnelles et sportives plaisent aussi», raconte Yves Morel, directeur en vente et marketing chez Qualipet Suisse.

La PSA rappelle néanmoins que les chiens en bonne santé aiment s'amuser dans la neige et qu'il ne faut pas les en priver. Si l'on opte donc pour une chaude protection pour son toutou, le bien-être de l'animal doit systématiquement l'emporter sur l'envie de voir son protégé être à la mode. Seul le sel dispersé sur les routes peut causer des problèmes: «Il peut provoquer des irritations», explique Anne Ceppi, vétérinaire cantonal jurassienne. Mais rincer les pattes et les faire sécher au chaud suffit selon Grégoir Seitert. Les chats, de leur côté, sont plutôt sensibles à la météo. Mais s'ils veulent sortir, le propriétaire doit s'assurer qu'une porte reste ouverte pour permettre son retour au chaud à la maison.

Les animaux de ferme détenus à l'extérieur ont eux absolument besoin d'un abri sec, sans courant d'air et recouvert d'une bonne couche de litière. «De l'eau et de la nourriture en quantité suffisante sont indispensables», ajoute Anne Ceppi. «Les bovins, ovins et chevaux ont un idéal homéotherme plus bas que l'humain. Soit de -10°C à + 15°C», rappelle finalement Grégoire Seitert.

La faune sauvage indigène supporte très bien le froid. Mais la PSA fait remarquer que les skieurs hors-piste risquent d'effrayer chevreuils, chamois et autres lièvres. Leur fuite dans la haute neige les épuise. Cette forte dépense énergétique peut être fatale lorsque la nourriture et les réserves de graisse manquent. «Si certains animaux sauvages meurent à cause du froid, c'est tout simplement la loi de la nature», conclut Anne Ceppi.

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