Enquête: Comment Sarkozy est lié à «Air Cocaïne»
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EnquêteComment Sarkozy est lié à «Air Cocaïne»

Selon le «JDD», l'ex-président a utilisé le Falcon à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis.

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22.08.2016 La justice a autorisé les deux pilotes mis en examen dans l'affaire Air Cocaïne à exercer à nouveau leur activité professionnelle, mais uniquement aux commandes d'avions bombardiers d'eau.

22.08.2016 La justice a autorisé les deux pilotes mis en examen dans l'affaire Air Cocaïne à exercer à nouveau leur activité professionnelle, mais uniquement aux commandes d'avions bombardiers d'eau.

AFP
11.02.2016 La justice dominicaine a confirmé jeudi en appel la condamnation à 20 ans de prison pour trafic de drogue des deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, actuellement détenus en France après leur évasion rocambolesque fin 2015.

11.02.2016 La justice dominicaine a confirmé jeudi en appel la condamnation à 20 ans de prison pour trafic de drogue des deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, actuellement détenus en France après leur évasion rocambolesque fin 2015.

04.02.2016 L'Egypte a interpellé jeudi le Français Christophe Naudin, un criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la République dominicaine pour avoir organisé l'évasion de deux pilotes français.

04.02.2016 L'Egypte a interpellé jeudi le Français Christophe Naudin, un criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la République dominicaine pour avoir organisé l'évasion de deux pilotes français.

L'avocat de Nicolas Sarkozy a annoncé lundi matin son intention de demander au procureur de la République de Marseille des explications sur les investigations menées sur son client par une juge marseillaise dans le cadre de l'affaire «Air Cocaïne». Des factures téléphoniques de l'ancien président ont été contrôlées, selon le «Journal du Dimanche».

La juge chargée du dossier de trafic de drogue présumé entre la République dominicaine et la France a fait contrôler ces factures et la géolocalisation des portables de Nicolas Sarkozy. «C'est une atteinte à l'intimité de la vie privée, ce sont des mesures coercitives», a déclaré Thierry Herzog à Europe 1. Il a précisé qu'il adresserait une lettre au procureur de Marseille «pour savoir dans quelles conditions des investigations aussi approfondies» ont été menées à l'endroit de l'ex-chef de l'Etat.

Selon le «Journal du Dimanche», Nicolas Sarkozy a utilisé le Falcon à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis le 19 mars 2013 sur l'aéroport de Punta Cana et l'aurait réservé pour un vol Paris-Bordeaux qui devait avoir lieu deux jours après. Me Thierry Herzog a assuré que ce ne n'était pas le même avion, mais a confirmé que c'était la même compagnie de location.

Soupçons d'abus

«Nicolas Sarkozy n'a eu aucun contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire», a poursuivi l'avocat. Ce dernier a dénoncé une volonté de traiter Nicolas Sarkozy différemment des autres citoyens.

«Nous ne demandons pas pour lui un traitement de faveur. En revanche, je n'accepte pas qu'il soit moins bien traité», a ajouté Thierry Herzog, qui a annoncé son intention d'engager «un certain nombre d'actions» en fonction des réponses du procureur de la République de Marseille.

Interrogée dimanche par BFM TV, la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, a déclaré que les investigations de la juge marseillaise visant Nicolas Sarkozy concernaient plutôt un soupçon d'abus de biens sociaux lié à des voyages de l'ex-chef de l'Etat en 2012 et 2013.

Argument rejeté par Thierry Herzog: «Ces voyages sont antérieurs à toutes les investigations qui sont faites et notamment à l'interpellation de l'avion à Punta Cana.» (nxp/ats)

Les pilotes escortés chez la juge

Les pilotes français qui ont fui la République dominicaine où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue étaient acheminés lundi matin par les gendarmes chez la juge marseillaise qui instruit l'enquête française sur l'affaire Air cocaïne, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon ces sources. Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en oeuvre d'un mandat d'amener de la part de la juge d'instruction.

Les gendarmes se sont présentés au domicile de Pascal Fauret, à 07H00, a confirmé son avocat, Jean Reinhart à l'AFP, se disant «surpris» par la procédure choisie par la juge d'instruction marseillaise. «C'est un peu spécial», a-t-il souligné rappelant que son client, et l'autre pilote, Bruno Odos, avaient «dit à la juge et ensuite publiquement qu'ils étaient disposés à se rendre à une convocation» de la justice.

(NewsXpress)

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