30.07.2020 à 04:56

Ministère public

Des élus veulent contrôler les modalités de départ de Lauber

Alors que le délai de départ d’un procureur de la Confédération est de 6 mois, Michael Lauber terminera en août, s’octroyant 5 mois de vacances. Des politiciens réagissent.

Michael Lauber a remis sa démission mardi soir (archives).

Michael Lauber a remis sa démission mardi soir (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Les cinq mois de vacances du procureur général de la Confédération helvétique Michael Lauber, qu’il a demandés dans le cadre de sa démission, font réagir des politiciens dans la presse jeudi. Ils entendent contrôler les modalités de son départ.

«Nous devrons examiner de près comment un droit aux vacances aussi élevé peut exister», dit un membre bourgeois de la commission judiciaire (CJ) du Parlement fédéral, cité anonymement dans les journaux du groupe de presse Tamedia.

Michael Lauber a formellement remis sa démission mardi soir. Le délai de résiliation des rapports de travail d’un procureur de la Confédération étant de six mois, il a présenté sa démission pour le 31 janvier. Mais, en raison d’un solde de vacances accumulées, il pourra quitter son poste le 31 août.

Inconcevable et incompatible

Les cinq mois réclamés par Michael Lauber correspondent à un solde cumulé de plus de trois ans de vacances. Selon le règlement du Parlement, si des jours de vacances ne peuvent être pris pendant l’année, ils doivent être réduits l’année suivante.

Pour le conseiller aux États Carlo Sommaruga (PS/GE), un excédent de vacances d’une telle ampleur est tout simplement inconcevable et incompatible avec le libellé du règlement.

La conseillère nationale Christa Markwalder (PLR/BE) appelle elle la CJ à examiner attentivement le droit aux vacances du procureur général de la Confédération démissionnaire. Il ne doit en aucun cas bénéficier d’un parachute doré, ajoute-t-elle.

Même son de cloche chez sa collègue Sibel Arslan (Verts/BS), qui est membre de la commission judiciaire. Réclamer cinq mois de vacances en démissionnant est plutôt culotté, alors que c’est le contribuable qui paie le salaire de Michael Lauber, remarque-t-elle.

(ATS/NXP)

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170 commentaires
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Paul Ittic

31.07.2020 à 14:43

Partira pas. Il aime trop son job pour partir. Et servir le peuple est son premier but.

Guillaume Tell

31.07.2020 à 11:26

Ceux qui sont censés garantir la justice en Suisse sont inquiétés! Des médecins resp à l’hôpital cantonal de ZH, idem ! Des institutions sportives internationales basées en CH, idem ! Etc etc Elle est vraiment belle TA suisse ! Bon pseudo 1er août à tous

MB

31.07.2020 à 09:43

Je prend pas la défense de Lauber, mais des heures sup qui s'accumulent d'année en année ça se voit aussi dans le privé. Et au final faire des heures sup gratos c'est pas non plus acceptable. Soit on paye le surplus soit en récupère en vacances. Et l'excuse du "si des jours de vacances ne peuvent être pris pendant l’année, ils doivent être réduits l’année suivante." ça arrange que les dirigeants, pas les personnes concernées qui ont fait des heures sup et qui les ont fait dans les conditions imposée par les dirigeants. Si ceux ci ne sont pas capable de trouver un suppléent et que le salarié doit bosser pour assurer la continuité c'est pas de sa responsabilité mais de celle des dirigeants. Donc si Lauber a bel et bien un solde de 5 mois accumulé sur 3a ns, ben c'est normal qu'il les récupère, scandaleux ou pas. La CJ doit aussi rendre des comptes sur ce point. Si le ministère public ne peut pas respecter les obligations sur ce point, c'est au ministère public de trouver une solution.