Actualisé 04.03.2010 à 16:19

Cartes journalièresCommunes et entreprises de transport poursuivront les négociations

Le conflit autour de la hausse du prix des cartes journalières de transport pour les communes a connu une légère détente jeudi.

Au terme d'un premier round de discussions, les différentes parties ont décidé de poursuivre leurs efforts pour parvenir à un compromis.

«Le débat a été très constructif et nos arguments ont été entendus», a déclaré à l'ATS Ulrich König, le président de l'Association des communes suisses (ACS). De nouvelles négociations réuniront le 15 juin l'Union des transports publics (UTP), les CFF, l'Union des villes suisses (UVS) et l'ACS.

Dans le collimateur des communes helvétiques figurent les mesures tarifaires 2011 communiquées en janvier par les entreprises de transports publics. Les cartes journalières pour les communes verront leur prix augmenter de 15%. En semaine, elles ne devraient plus être valables qu'à partir de 09h00.

Suite à cette annonce, l'UTP a reçu une vingtaine de lettres de protestation de la part de communes. Celles-ci estiment que, si la validité des sésames est limitée, les habitants des régions reculées ne pourront plus profiter pleinement de leurs sésames. Et se tourneront peut-être vers la voiture.

Faibles recettes pour les CFF

S'ils comprennent les arguments des communes, les CFF et l'UTP justifient leur décision par les faibles recettes engrangées via les cartes journalières. «Par kilomètre parcouru, c'est le titre de transport qui rapporte le moins», a souligné le porte-parole des CFF Jean-Louis Scherz.

Autre problème: valables toute la journée, ces cartes permettent aux voyageurs de monter dans le train aux mêmes heures que les pendulaires, achevant de bonder les wagons. Enfin, le porte-parole reproche aux petites localités de faire le commerce de ces titres de transport, ce qui cannibalise le marché de l'ex-régie.

Ces changements ne sont néanmoins pas encore coulés dans le bronze. Outre les communes, les hausses tarifaires devront franchir un autre obstacle: le surveillant des prix. Stefan Meierhans a commandé une étude approfondie sur la question et pourrait condamner l'UTP et les CFF à revoir leur copie.

(ats)

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