Communication désordonnée des autorités russes de Kherson

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Guerre en UkraineCommunication désordonnée des autorités russes de Kherson

Dans un premier temps, un responsable des autorités d’occupation de la ville du sud de l’Ukraine a décrété un couvre-feu total. Avant de retourner peu après sa veste, en n’évoquant «aucune restriction».

Les autorités russes essayent de garder le contrôle sur la ville de Kherson, sur laquelle les forces ukrainiennes mettent la pression.

Les autorités russes essayent de garder le contrôle sur la ville de Kherson, sur laquelle les forces ukrainiennes mettent la pression.

REUTERS

Les autorités russes d’occupation ont assuré, vendredi, qu’aucun couvre-feu ne sera mis en place dans la ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, quelques minutes après en avoir pourtant annoncé un. «Un couvre-feu a été décrété dans la ville de Kherson, qui durera 24 heures sur 24, afin que nous puissions défendre notre ville», avait déclaré sur Telegram, dans un premier temps, le responsable adjoint de l’autorité d’occupation russe à Kherson, Kirill Stremooussov.

Il a ensuite supprimé, quelques minutes plus tard, sa vidéo initiale, la remplaçant par une vidéo similaire mais éditée, où il n’était plus question de ce couvre-feu, sans expliquer les raisons de cette modification. Puis le responsable installé par Moscou a, dans un troisième temps, publié une nouvelle vidéo, faisant visiblement marche arrière, assurant qu’«il n’y avait aucune restriction pour les habitants» à Kherson, malgré la poussée ukrainienne dans la région.

Kiev parle de «déportations»

Kirill Stremooussov a toutefois une nouvelle fois appelé le maximum d’habitants à «quitter» la ville, disant s’attendre à des «provocations» et des «actes terroristes» de l’armée ukrainienne. «À certains endroits, des équipements ennemis positionnés en colonnes ont été remarqués. Il est possible qu’ils se préparent à une attaque contre la ville de Kherson», a-t-il fait valoir, alors qu’il avait juré, il y a quelques jours, que l’armée russe défendrait la ville «comme une forteresse».

Plus tôt, vendredi, le président russe, Vladimir Poutine, avait indiqué que les civils à Kherson «devaient être éloignés» des zones de combat «les plus dangereuses», Moscou étant confrontée depuis plusieurs semaines, dans la région, à une contre-offensive des forces ukrainiennes. Kiev a condamné à plusieurs reprises ces évacuations de civils, les qualifiant de «déportations».

(AFP)

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